Le président des États-Unis, Donald Trump, a provoqué une vive polémique le 6 septembre 2025 en publiant sur son réseau Truth Social un photomontage généré par intelligence artificielle. L'image le montre en colonel, avec en arrière-plan des hélicoptères, des gratte-ciel et un incendie, s'inspirant du film Apocalypse Now sur la guerre du Vietnam. L'inscription "Chipocalypse Now" reprend la police originale du titre du long-métrage.
Une menace directe contre Chicago
Le montage représente les gratte-ciel de Chicago, et Donald Trump l'accompagne d'un message explicite : "Chicago est sur le point de comprendre pourquoi est-ce qu'on l'appelle le Département de la GUERRE", écrit-il en lettres capitales. Il adapte également une citation célèbre du film, "J'adore respirer l'odeur du Napalm de bon matin", en "J'adore l'odeur des arrestations le matin".
Depuis plusieurs semaines, le président promet des opérations d'arrestation à l'échelle nationale dans le cadre de sa lutte contre l'immigration. Il menace notamment d'envoyer la garde nationale. À Chicago, les premières arrestations ont eu lieu le 10 septembre, comme l'a rapporté le Chicago Sun Times.
Réactions indignées des responsables locaux
Le maire de Chicago, Brandon Johnson, a réagi sur X en déclarant : "Les menaces du président sont indignes de l'honneur de notre nation", appelant à "protéger Chicago de Donald Trump". Le gouverneur de l'Illinois, JB Pritzker, a quant à lui dénoncé une menace d'entrer en guerre contre une ville américaine : "Ce n'est pas une blague. Ce n'est pas normal." Il a ajouté que l'État "ne se laissera pas intimider par un dictateur en devenir".
Moqueries et critiques sur le montage
Au-delà des questions politiques, le montage lui-même a suscité des moqueries. Un journaliste d'Euronews s'interroge : "L'administration Trump est-elle culturellement bête ?" Le personnage dont Trump reprend les codes, le lieutenant-colonel Kilgore, n'a rien d'un héros : il commande une frappe au napalm sur un village innocent.
Sur X, certains internautes ont ironisé sur le mot "Chipocalypse Now", le comparant à une saveur de biscuits aux pépites de chocolat Nestlé ou à un appel à détruire toutes les chips. Un raté en communication pour le président américain.



