Bill Clinton s'exprime devant une commission d'enquête sur ses liens avec Jeffrey Epstein
L'ancien président américain Bill Clinton a fermement nié toute implication ou connaissance des crimes de Jeffrey Epstein, lors de sa déclaration liminaire publiée sur X, vendredi 27 février. Devant une commission parlementaire républicaine, il a affirmé : « Je n’ai rien vu et je n’ai rien fait de mal », insistant sur le fait qu'il n'avait détecté aucun signal d'alarme, même avec le recul. Clinton a réitéré avoir coupé les ponts avec le pédocriminel plus d'une décennie avant sa mort en prison en 2019, assurant n'avoir « eu aucune idée des crimes que commettait Epstein ».
Une audition hautement politique et des tensions partisanes
Le président de la commission, le républicain James Comer, a exprimé sa satisfaction d'avoir enfin pu convoquer les Clinton après sept mois d'attente, déclarant : « Il nous a fallu sept mois pour faire venir les Clinton. Mais nous les avons enfin et nous avons hâte de leur poser de nombreuses questions ». Cette audition intervient après celle d'Hillary Clinton la veille, où elle a dénoncé un « théâtre politique partisan ». Les élus démocrates, de leur côté, ont réclamé l'audition de l'ancien président Donald Trump, également lié à Epstein, soulignant les dimensions politiques de cette enquête.
Des liens documentés mais sans accusations formelles
Comme pour Donald Trump, le nom de Bill Clinton apparaît à de multiples reprises dans le dossier Epstein, sans qu'aucune accusation pénale ne lui ait été portée. James Comer a rappelé que Jeffrey Epstein s'était rendu « 17 fois » à la Maison Blanche sous la présidence de Clinton, et que l'ancien président avait voyagé « au moins 27 fois » à bord de son jet privé. Des images récemment dévoilées par la justice américaine montrent Clinton en compagnie d'Epstein lors d'événements mondains et dans des cadres privés, parfois avec des femmes dont les visages ont été masqués.
Une défense constante et des réitérations publiques
Bill Clinton a maintenu à plusieurs reprises son ignorance des activités criminelles d'Epstein, qui avait plaidé coupable en 2008 pour sollicitation de prostitution de mineure et purgé une peine de 18 mois de prison. En 2019, année de la mort d'Epstein, l'ancien président avait déjà déclaré ne pas avoir eu de contact avec lui depuis plus de dix ans. Cette ligne de défense a été reprise par Hillary Clinton devant la même commission, affirmant que « la grande majorité des personnes qui ont eu des contacts avec lui avant ses aveux de culpabilité en 2008 ne savaient pas ce qu’il faisait ».
L'audition de Bill Clinton s'inscrit dans un contexte de vives tensions politiques, où les républicains cherchent à mettre en lumière les connexions des élites avec Epstein, tandis que les démocrates dénoncent une manœuvre partisane. Les faits restent toutefois sans accusation directe contre l'ancien président, malgré les nombreuses preuves de leurs interactions passées.



