Bill Clinton convoqué après Hillary pour s'expliquer sur ses liens avec Jeffrey Epstein
Bill Clinton convoqué après Hillary sur les liens Epstein

Bill Clinton convoqué après Hillary Clinton pour s'expliquer sur ses liens avec Jeffrey Epstein

Après l'audition de son épouse Hillary Clinton jeudi, c'est désormais au tour de l'ancien président américain Bill Clinton de se présenter devant une commission d'enquête parlementaire. L'ex-chef de l'État, qui a occupé la Maison Blanche de 1993 à 2001, doit s'expliquer ce vendredi 27 février sur ses relations avec le financier Jeffrey Epstein, relations qui sont nombreuses et bien documentées.

Des liens documentés mais sans accusation formelle

Comme pour l'actuel président américain Donald Trump, également âgé de 79 ans, le nom de Bill Clinton apparaît à de multiples reprises dans le dossier Epstein. Pourtant, aucun fait répréhensible ne lui a jamais été formellement imputé. Les deux présidents ont en commun d'avoir été proches du financier new-yorkais, voyageant à plusieurs reprises à bord de son jet privé et étant photographiés de nombreuses fois en sa compagnie.

Parmi les images récemment déclassifiées par la justice américaine, on voit Bill Clinton participer avec Epstein à des événements mondains, mais aussi dans des cadres privés. Certaines photos montrent l'ancien président dans des situations intimes, comme dans un bain à remous, parfois aux côtés de femmes dont le visage a été masqué avant publication.

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Une ligne de défense commune avec Hillary Clinton

À plusieurs reprises, Bill Clinton a assuré qu'il ignorait tout des crimes du financier, qui avait plaidé coupable en 2008 de sollicitation de prostitution de mineure et avait purgé une peine de 18 mois de prison. En 2019, année de la mort de Jeffrey Epstein, l'ex-président déclarait ne pas lui avoir parlé depuis plus d'une décennie.

Cette ligne de défense a été rappelée par son épouse, Hillary Clinton, lors de son audition jeudi dans les mêmes conditions. « La grande majorité des personnes qui ont eu des contacts avec lui avant ses aveux de culpabilité en 2008 ne savaient pas ce qu'il faisait », a-t-elle insisté devant la presse. L'ancienne cheffe de la diplomatie américaine, qui a répété n'avoir jamais rencontré le criminel sexuel personnellement, s'est montrée particulièrement pugnace face aux membres de la commission à majorité républicaine.

Une audition dans un contexte politique tendu

Comme son épouse, l'ex-chef de l'État va être entendu dans une salle municipale de la petite ville cossue de Chappaqua, au nord de New York, où le couple possède une résidence. Hillary Clinton a profité de son audition pour retourner l'accusation vers l'actuel président : « Si cette commission voulait sérieusement connaître la vérité sur les crimes d'exploitation sexuelle d'Epstein, elle demanderait directement à notre président actuel de s'expliquer sous serment sur les dizaines de milliers de fois où il apparaît dans le dossier ».

Les élus démocrates au sein de la commission ont effectivement réclamé une audition du président américain en exercice, se basant sur de nouvelles révélations de la presse américaine. Selon ces informations, le ministère de la Justice aurait récemment empêché la publication de documents relayant les accusations d'une femme affirmant avoir été agressée sexuellement quand elle était mineure par Jeffrey Epstein et par Donald Trump.

Des mois de bataille politique

Le témoignage des époux Clinton clôt des mois de confrontation avec le chef républicain de la commission d'enquête, James Comer. Initialement convoqués en octobre, Bill et Hillary Clinton avaient refusé de se présenter, dénonçant une tentative des républicains de détourner l'attention de la proximité passée entre Jeffrey Epstein et Donald Trump.

Menacé par la commission de poursuites pour entrave au Congrès, le couple a finalement annoncé fin janvier accepter d'être entendu. Tous deux ont exigé en vain des auditions publiques, affirmant vouloir éviter une instrumentalisation de leurs propos par les républicains. Si l'audition n'est pas publique, son enregistrement devrait toutefois être dévoilé à son issue, probablement vendredi soir.

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Cette affaire met en lumière les tensions politiques profondes qui traversent les États-Unis, où chaque camp tente d'utiliser le dossier Epstein pour discréditer l'adversaire. Les démocrates cherchent à mettre les projecteurs sur les relations entre Donald Trump et le criminel sexuel, tandis que les républicains s'intéressent aux liens entre l'ancien président démocrate et le même individu.