Un Américain de 61 ans, Larry Bushart, va recevoir 835 000 dollars (environ 719 000 euros) des autorités du Tennessee après avoir été emprisonné pendant 37 jours pour une publication Facebook jugée offensante. L'accord a été annoncé ce mercredi, mettant fin à une procédure judiciaire qui a suscité un large débat sur la liberté d'expression aux États-Unis.
Les faits : un mème sur la mort de Charlie Kirk
Larry Bushart, ancien policier, avait partagé un mème sur Facebook se moquant de l'assassinat du militant conservateur Charlie Kirk, survenu le 10 septembre dernier. Le message mettait en scène Donald Trump et tournait en dérision la mort de l'influenceur. Refusant de supprimer la publication, Bushart a été arrêté et placé en détention.
Une arrestation controversée
Le shérif du comté de Perry, Nick Weems, a reconnu que la plupart des « mèmes haineux » de l'ancien policier relevaient en réalité de la liberté d'expression légale. Malgré cela, Bushart a passé plus d'un mois derrière les barreaux avant que les charges ne soient abandonnées en octobre dernier.
Conséquences dramatiques pour l'accusé
Pendant son incarcération, Larry Bushart a perdu son emploi après sa retraite, manqué son anniversaire de mariage et la naissance de sa petite-fille, selon une plainte fédérale déposée en décembre contre le comté de Perry, son shérif et l'enquêteur à l'origine du mandat d'arrêt.
Un accord à l'amiable
Pour ces préjudices, les autorités du Tennessee ont accepté de verser 835 000 dollars d'indemnités. Dans un communiqué, Larry Bushart s'est dit « ravi que mes droits constitutionnels aient été respectés ». Il a ajouté : « La liberté de participer au débat public est essentielle à une démocratie saine. Je me réjouis de pouvoir tourner la page et passer du temps avec ma famille. »
Cette affaire rappelle les tensions autour de la liberté d'expression et des limites de l'humour sur les réseaux sociaux, particulièrement dans un contexte politique polarisé.



