Venezuela : des militants exigent la fin de la censure d'internet et des médias
Venezuela : mobilisation contre la censure d'internet

Venezuela : une mobilisation pour la liberté d'internet face à la censure persistante

Des militants vénézuéliens se sont rassemblés vendredi pour exiger la levée des restrictions d'accès à internet, dénonçant une censure qui perdure malgré les changements politiques. Cette manifestation, organisée à l'occasion de la Journée mondiale contre la censure sur internet, s'est tenue devant la Commission nationale des télécommunications du Venezuela (Conatel), l'organisme régulateur responsable des blocages.

Plus de 200 domaines internet bloqués

Andrés Azpurua, représentant de l'ONG Venezuela Sin Filtro, a révélé que plus de 200 domaines internet sont actuellement bloqués par les principaux fournisseurs d'accès du pays. « Cela concerne plus de 60 sites d'information et pratiquement tout l'écosystème des médias vénézuéliens et des médias internationaux », a-t-il précisé. L'accès au site de son organisation, dédiée à la documentation de la censure, est lui-même restreint.

Une politique d'État dénoncée

Oscar Murillo, coordinateur de l'ONG Provea, a affirmé que la censure au Venezuela « est une politique d'État ». Il espère l'abrogation des restrictions d'accès à internet et aux stations de radio privées pour établir un tissu communicationnel ouvert, rompant avec des décennies de contrôle de l'information.

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Fermeture massive des médias

Delvalle Canelon, porte-parole de l'Ordre des journalistes du Venezuela, a indiqué que plus de 400 médias ont été fermés au cours des près de trois décennies de chavisme, la doctrine héritée de l'ex-président Hugo Chavez. Luis Serrano, de l'ONG Redes Ayuda, a insisté : « Nous exigeons la levée de ces blocages. Pour qu'il y ait un Venezuela libre, nous avons besoin d'un internet libre ».

Pas de changement depuis l'arrestation de Maduro

Andrés Azpurua a souligné qu'aucun changement n'a été observé dans la censure d'internet depuis l'arrestation de Nicolas Maduro, successeur d'Hugo Chavez, le 3 janvier. « Si nous voulons qu'il y ait une démocratie au Venezuela, il faut débloquer internet », a-t-il martelé, appelant à une action immédiate du gouvernement intérimaire.

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