Un exilé tibétain parcourt la France à vélo pour alerter sur l'occupation chinoise
Tour de France à vélo pour la cause tibétaine

Un périple militant pour la cause tibétaine

L'association Tashi Delek Bordeaux a accueilli lundi 20 avril devant l'hôtel de ville Sonam Dhondup, un exilé tibétain de 36 ans qui a entrepris un tour de France à vélo en solitaire. Son objectif est de sensibiliser l'opinion publique à la situation du Tibet, territoire himalayen en partie administré par la Chine depuis 1950.

Un exilé politique déterminé

Né au Tibet, Sonam Dhondup a fui vers l'Inde à l'âge de 16 ans avant de rejoindre la France en 2017, où il est devenu technicien vélo. Cette compétence professionnelle lui est précieuse pour son périple, qu'il documente sur les réseaux sociaux comme Instagram et YouTube. Il a quitté Grenoble le 1er avril pour cette grande boucle prévue sur trois mois.

Dans ses lourdes sacoches, il transporte environ 2 000 dépliants rédigés en français, anglais et tibétain. Ces documents appellent à soutenir son combat et rappellent les réalités du conflit :

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  • Dénonciation de l'occupation illégale de la région autonome du Tibet par l'État chinois
  • Rappel des persécutions et immolations des opposants
  • Politique de répression, surveillance et acculturation
  • Destruction du patrimoine culturel et environnemental

La surveillance permanente

« Les exilés politiques de la diaspora sont aussi surveillés par l'État chinois », témoigne le militant, qui n'a plus de contact avec sa famille depuis vingt ans. Cette réalité illustre la portée internationale de la répression.

L'accueil bordelais

À Bordeaux, Sonam Dhondup a été accueilli par les membres de Tashi Delek (« bienvenue » en tibétain), association créée en 2008. Kelsang Rangeard, présidente, et Jean-Luc Coudray, secrétaire, expliquent que leur organisation milite pour « informer sur la situation au Tibet et faire découvrir la culture tibétaine, à rebours de la propagande chinoise ».

« On compte environ 150 Tibétains à Bordeaux. Un chiffre qui augmente, avec l'arrivée de nouveaux exilés et la deuxième génération », précisent-ils. L'association, laïque, se prononce pour « l'autodétermination du peuple tibétain », sans trancher entre les revendications d'autonomie ou d'indépendance qui divisent la diaspora.

Un long chemin vers la sensibilisation

Le parcours de Sonam Dhondup symbolise la longue route vers la reconnaissance des droits du peuple tibétain. Son tour de France vise à atteindre un maximum d'étapes pour diffuser son message, avec l'espoir que chaque rencontre contribue à une prise de conscience plus large de la situation dans cette région contestée.

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