Sorour Kasmaï, romancière franco-iranienne, craint pour le peuple iranien face aux conflits
Sorour Kasmaï craint pour le peuple iranien face aux conflits

Une voix franco-iranienne s'élève contre la solitude du peuple iranien

Dans un témoignage poignant, Sorour Kasmaï, romancière franco-iranienne exilée en France depuis 1983, lance un appel vibrant : « Ne laissons pas les Iraniens sombrer dans la solitude ». Alors que les bombardements américains frappent sa terre natale, elle exprime des sentiments profondément contradictoires, partagée entre l'espoir d'une chute du régime des mollahs et l'angoisse pour la population civile prise entre deux feux.

Un exil marqué par l'histoire

Née à Téhéran en 1962, Sorour Kasmaï a quitté l'Iran à l'âge de 21 ans, trois années après le début de la guerre dévastatrice entre l'Irak et l'Iran qui a ensanglanté la région de 1980 à 1988. Son départ précipité, une traversée à dos de cheval par la frontière turque, a été magistralement relaté dans son deuxième roman, « La Vallée des aigles », publié en 2006 aux éditions Actes Sud. Cette expérience traumatisante a forgé son regard sur les conflits et leurs conséquences humaines.

Un engagement littéraire et politique constant

Depuis la France, Sorour Kasmaï ne cesse de suivre avec une attention aiguë les luttes de son peuple d'origine. Elle observe avec espoir les mouvements de protestation, du mouvement Femme, Vie, Liberté aux manifestations de janvier dernier, qui secouent le régime iranien. Parallèlement à son œuvre d'écrivaine, elle occupe un rôle clé dans le monde éditorial en dirigeant, chez Actes Sud, la collection « Horizons persans », dédiée à la promotion des littératures afghane et iranienne. Cette double casquette d'éditrice et de romancière lui permet d'offrir une plateforme aux voix souvent étouffées de sa région.

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Des proches en première ligne

La situation actuelle est particulièrement déchirante pour Sorour Kasmaï, car ses proches restés à Téhéran subissent directement les bombardements américains. Elle décrit avec émotion les espoirs mêlés de peurs d'un peuple victime à la fois d'un conflit entre puissances internationales et de la répression brutale de la République islamique. Le peuple iranien est pris en tenaille, souffrant des agressions extérieures tout en luttant contre l'oppression interne.

Un appel à la solidarité internationale

À travers son témoignage, Sorour Kasmaï souligne l'urgence d'une prise de conscience mondiale. Elle craint que les Iraniens, isolés par les sanctions et les conflits, ne sombrent dans un isolement désespérant. Son message est clair : il faut soutenir la population civile, souvent oubliée dans les calculs géopolitiques. Les répercussions humanitaires du conflit sont immenses, et la romancière insiste sur la nécessité de ne pas abandonner les Iraniens à leur sort.

En conclusion, la voix de Sorour Kasmaï résonne comme un rappel puissant des coûts humains des guerres. Son parcours d'exilée, son engagement littéraire et son inquiétude pour ses proches illustrent les dilemmes complexes auxquels font face les diasporas en temps de crise. Alors que les bombes continuent de tomber, son appel à la solidarité prend une résonance particulière, invitant le monde à ne pas détourner le regard de la souffrance du peuple iranien.

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