Des voix françaises s'élèvent après les attaques en Iran
Sur les réseaux sociaux, une vague de réactions émerge en France suite aux attaques israélo-américaines survenues le 28 février en Iran, et particulièrement après l'annonce du décès de l'ayatollah Ali Khamenei. Louisa Yousfi, autrice et membre du média décolonial Paroles d'Honneur, exprime sa colère sur Instagram, déclarant que « Khamenei était plus vieux qu'Israël ». Son mentor, Houria Bouteldja, fondatrice du Parti des Indigènes de la République, partage également son émotion sur Facebook, décrivant un « cauchemar » et critiquant Donald Trump et Benyamin Netanyahou dans une publication illustrée.
Une mobilisation numérique et politique
Sur TikTok, le hashtag #Iran cumule 4,1 millions de publications, tandis que des utilisateurs comme Othman Bsd expliquent à leurs abonnés l'importance de Khamenei, présenté comme un « martyr ». Dans la sphère politique, la députée européenne Rima Hassan est très active sur X, tweettant frénétiquement pour défendre l'Iran et critiquer les médias qu'elle juge « pro-israéliens ». Elle n'hésite pas à corriger des confrères, affirmant que Khamenei a été « assassiné ».
Contrairement à d'autres figures comme Jean-Luc Mélenchon qui tentent une position plus nuancée, des proches alliés comme Taha Bouhafs suivent la ligne de Rima Hassan, soutenant le droit de l'Iran à se défendre. Le collectif Urgence Palestine, soutenu par les Insoumis, publie un communiqué sur Instagram pour dénoncer les attaques et appeler à « intensifier la mobilisation antisioniste ».
Rassemblement à Paris et réactions contrastées
Shahin Hazamy, franco-iranien influent avec plus de 500 000 abonnés, organise un rassemblement place de la République le 1er mars. Une centaine de participants, certains cachant leur visage, brandissent des portraits de Khamenei et des drapeaux iraniens et palestiniens. Des slogans comme « de Gaza à Téhéran résistance résistance » résonnent, tandis qu'Irene Karalis de Révolution Permanente s'affiche à visage découvert.
Maxime Loth, étudiant à Sciences-Po et porte-parole du Printemps Républicain, observe la manifestation, choqué par la rhétorique « complotiste » et les propos violents, comme ceux d'une femme criant « j'emmerde la France ». Il note l'absence visible d'Insoumis sur place, peut-être due à des tensions récentes, comme lorsque Shahin Hazamy a relayé des accusations contre Rima Hassan.
Cette mobilisation illustre les divisions profondes en France face aux événements internationaux, avec des soutiens fervents à l'Iran mêlés à des critiques acerbes de la politique israélienne et américaine.



