L'ONU condamne les frappes israélo-américaines en Iran et dénonce les exécutions extrajudiciaires
ONU : condamnation des frappes en Iran et des exécutions extrajudiciaires

Une mission de l'ONU condamne fermement les frappes israélo-américaines en Iran

Une mission d'établissement des faits, lancée en 2022 par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, a publié un communiqué dans lequel elle « condamne fermement » les frappes israélo-américaines en Iran. Cette mission, qui enquête depuis des années sur les violations des droits humains dans le pays, s'est dite consternée jeudi par les attaques meurtrières ciblant des responsables iraniens.

Les exécutions extrajudiciaires ne peuvent se substituer à la justice

La mission affirme que les exécutions extrajudiciaires ne peuvent pas se substituer à la justice, même si certaines des personnes visées peuvent avoir été responsables de violations des droits humains ou de crimes internationaux. « Les privations extrajudiciaires de la vie ne constituent pas un moyen acceptable de rendre la justice au regard du droit international », indique-t-elle. Elle ajoute que les règles du droit international « ne peuvent pas être modifiées en fonction de l'État qui entreprend l'action ».

Contexte de la mission d'enquête depuis 2022

Cette mission d'enquête a été mise en place en novembre 2022, suite à la répression en Iran d'une vague de manifestations déclenchée par la mort en détention de la jeune Iranienne Mahsa Amini. Elle se compose de trois enquêteurs chargés de :

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  • Rassembler des éléments de preuve concernant les violations des droits humains en Iran.
  • Préserver ces preuves pour d'éventuelles procédures judiciaires.

Toutefois, la mission n'a pas été autorisée par Téhéran à se rendre dans le pays, limitant ainsi son accès direct aux informations sur place.

Préoccupations pour la population iranienne et les prisonniers

La mission a déploré mercredi que la population iranienne soit désormais « prise en étau » entre une campagne militaire de grande envergure, qui pourrait durer des semaines ou des mois, et un gouvernement au lourd passif en matière de graves violations des droits humains. Les enquêteurs expriment également leurs préoccupations pour les prisonniers en Iran, notamment les « dizaines de milliers » de personnes détenues dans le cadre de la répression des manifestations qui secouent le pays depuis le 28 décembre.

Ils estiment ainsi qu'« il est crucial que des attaques militaires - telles que celles menées contre la prison d'Evin à Téhéran par l'armée israélienne le 23 juin 2025 - ne se reproduisent pas ». Cette déclaration souligne les risques accrus pour les droits humains dans un contexte de tensions régionales et de conflits armés.

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