Démolition controversée des bidonvilles à Katmandou
Le gouvernement népalais a lancé une opération de démolition des bidonvilles de la capitale, Katmandou, malgré les vives critiques émanant des organisations de défense des droits humains. Ces dernières dénoncent une atteinte grave aux droits des habitants, souvent les plus vulnérables de la société.
Une opération massive et contestée
Les autorités justifient cette action par la nécessité de moderniser la ville et de lutter contre l'insalubrité. Cependant, les associations humanitaires estiment que cette décision est brutale et qu'elle laisse des milliers de personnes sans abri. Les familles expulsées se retrouvent à la rue, sans aucune solution de relogement proposée par l'État.
Les bidonvilles concernés abritent principalement des migrants ruraux venus chercher du travail dans la capitale. Ces quartiers informels, bien que précaires, offraient un toit à des familles entières. Leur démolition pose la question de l'urbanisme inclusif et du respect des droits fondamentaux.
Réactions internationales
Des organisations comme Amnesty International et Human Rights Watch ont condamné fermement cette opération. Elles appellent le gouvernement népalais à suspendre les démolitions et à engager un dialogue avec les populations concernées. De son côté, le gouvernement assure que des mesures d'accompagnement seront mises en place, mais sans préciser de calendrier concret.
Cette situation met en lumière les défis auxquels sont confrontés les pays en développement face à l'urbanisation rapide et à la pauvreté. Le Népal, déjà fragilisé par les catastrophes naturelles et une économie fragile, doit trouver un équilibre entre développement et respect des droits humains.



