Appel urgent de juristes contre la répression meurtrière en Iran
Juristes alertent sur crimes contre l'humanité en Iran

Un appel urgent contre la répression en Iran

Des avocats, membres des professions juridiques et personnalités publiques, qu'ils soient de nationalité ou d'origine iranienne ou d'autres pays, lancent un appel pressant et profondément préoccupé au nom des personnes réduites au silence en Iran. Partout dans le pays, des manifestants pacifiques, qui cherchaient simplement à exercer leur droit à la liberté d'expression et à l'autodétermination dans la dignité, ont été confrontés à une violence extrême.

Une situation humanitaire catastrophique

Ces manifestants exprimaient notamment leur exaspération face à l'effondrement économique systémique de l'Iran, qui prive la population de ses besoins les plus élémentaires, tandis que des milliards de dollars seraient détournés quotidiennement par les détenteurs du pouvoir et leurs proches. Ils ont subi un usage disproportionné de la force, des arrestations massives et des homicides systématiques à grande échelle, dans un contexte de black-out informationnel croissant.

Bien que les informations soient rares, celles qui filtrent indiquent que le nombre de morts liés à la répression ces dernières semaines dépasserait les dizaines de milliers, principalement des jeunes. Un nombre encore plus important de personnes serait détenu illégalement, sans divulgation des lieux de détention, et des exécutions sans procès ont été signalées.

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Crimes contre l'humanité et isolement international

Le régime iranien a coupé l'accès à Internet, isolant ainsi la population du reste du monde. Le 10 janvier 2026, la Mission internationale indépendante d'établissement des faits des Nations Unies sur l'Iran a demandé le rétablissement immédiat des communications et la fin de la répression violente, sans réponse à ce jour.

La violence d'État a atteint le seuil des crimes internationaux les plus graves. En 2024, la Mission de l'ONU a estimé que les violations lors des manifestations "Femme, Vie, Liberté" de 2022 pouvaient constituer des crimes contre l'humanité. Les faits récents, incluant les homicides à grande échelle, sont susceptibles de recevoir la même qualification. Le 23 janvier 2026, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté une résolution prolongeant les mandats d'enquête et appelant à une investigation urgente sur la répression débutée le 28 décembre 2025.

Appel à l'action internationale

Face à ces atrocités, les signataires appellent les gouvernements, institutions et citoyens du monde entier à agir immédiatement en :

  • Condamnant publiquement et sans équivoque les homicides et détentions illégales, et en exigeant l'arrêt immédiat des balles réelles, arrestations arbitraires, tortures et exécutions.
  • Soutenant les enquêtes indépendantes et la préservation des preuves, en coopération avec la Mission de l'ONU et d'autres mécanismes.
  • Sanctionnant le Corps des Gardiens de la révolution islamique en tant qu'organisation terroriste.
  • Refusant l'entrée et le séjour à toute personne impliquée dans de graves violations des droits humains, via des interdictions de visa, contrôles d'immigration rigoureux et gels d'avoirs ciblant hauts responsables, forces de sécurité, juges, procureurs et autres.
  • Empêchant l'impunité par la fuite, en enquêtant et poursuivant les auteurs présumés selon le droit national, y compris la compétence universelle lorsque possible.

Les signataires affirment ne pas rester silencieux alors que des Iraniens sont tués pour avoir revendiqué leur droit à la dignité et à la liberté, insistant sur la nécessité de rendre des comptes. Les opinions exprimées sont strictement personnelles et ne reflètent pas celles des cabinets d'avocats, employeurs ou clients des signataires.

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Parmi les signataires figurent Saeid ABEDI, Safya AKORRI, Laura ASBATI, Juliette ASSO-RICHARD, Niels AUJOUANNET-KELNER, Dr Philippe AZOUAOU, Yas BANIFATEMI, Tristane BANON, Simone BENZAQUEN RODAN, Dr Affef BEN MANSOUR, Professeur George BERMANN, Ketevan BETANELI, Matthieu BOCCON-GIBOD, Dr Rouven BODENHEIMER, Anastasia BONDARENKO, Sebastien BONNARD, Martin BRASART, Marie-Provence BRUE, Guillemette BURGALA, Laurence BURGER, Nora BUSSIGNY, Audrey CAMINADES, Jonathan CARY, Sydney CHARDON, Hélène DAHER, Emmanuel DAOUD, Coralie DARRIGADE, Louis DEGOS, Guillaume DE RANCOURT, Ladan DIRICKX, Sarah DORAGHI, Caroline DUCLERQ, Carine DUPEYRON, Shirley ELGHANIAN, Patrick EL HAYEK, Jérémie FIERVILLE, Louis FLANNERY KC, Clément FOUCHARD, Laurence FRANC-MENGET, Charles FUSSELL, Ulrike GANTENBERG, Anne GAUSTAD, Virginie GUILHAUME, Amir GHAFFARI, Saam GOLSHANI, Fabienne GOUBAULT, Sara HABIBI, Marzieh HAMIDI, Dominique T. HASCHER, Pascal HOLLANDER, Jean-Christophe HONLET, Michael HUMBERT, Edward HUMPHRIES, Alexandra JOHNSON, Cyrus KADIVAR, Raphaël KAMINSKY, Rachel KHAN, Elie KLEIMAN, Professeure Julie KLEIN, Professeure Caroline KLEINER, Ioana KNOLL-TUDOR, Jean-Luc LARRIBAU, Karen LAIK, Maude LEBOIS, Irène LEGER, Nanou LELEU-KNOBIL, Antonin LEVY, Dorothee MADSEN, Eliza MAHDAVY-TURCAT, Professeur Harry MCVEA, Caroline MIRIEU DE LABARRE, Yasmin MOHAMMAD, Alasdair MURRAY, Samantha NATAF, Marie-Agnès NICOLAS, Reihaneh NOVEIR, Claire PAULY, Marily PARALIKA, Yuri PARKHOMENKO, Anna PEYDA, Pierre PIC, Rachel-Flore PRADO, Harry PREBENSEN, Florian QUINTARD, Guillaume DE RANCOURT, Alaina RAMSAY, Alice ROUSSEAU, Kyra RUBINSTEIN, Sahand SABER, Shaparak SALEH, Marjane SATRAPI, Juliette SCHWEBLIN, Professeur Christophe SERAGLINI, Mohamed SHELBAYA, Benjamin SIINO, Luke SOBOTA, Eleonora SORRIBES, Ilana SOSKIN, Julie SPINELLI, Robert STEELE, Gisele STEPHENS CHU, Natasha TARDIF, Professeur Louis THIBIERGE, Max TINTIGNAC, Anne-Sophie TONIN, Peter TURNER KC, Alexandra VAN DER MEULEN, Teresa VEGA, Julie WALRAFEN, Rikard WIKSTROM-HERMANSEN, François ZIMERAY.