Pays-Bas : une femme contrainte à 250 tatouages par son ex-compagnon
Aux Pays-Bas, une affaire choquante de violences conjugales a récemment été révélée. Joke, une Néerlandaise de 52 ans, a été forcée par son ancien compagnon à se faire tatouer son prénom, "Hans", pas moins de 250 fois sur l'ensemble de son corps, y compris le visage et les parties intimes. Cette situation, qualifiée d'emprise toxique, a duré des années, plongeant la victime dans un cycle d'humiliations et de peur constante.
Une machine à tatouer comme outil de domination
L'ex-compagnon de Joke s'est procuré une machine à tatouer pour inscrire son nom et divers messages sur le corps de sa compagne, affirmant ainsi son contrôle absolu. Selon le média néerlandais Het Laatste Nieuws, ces tatouages étaient omniprésents, couvrant toutes les zones corporelles. La victime a expliqué avoir vécu dans cette relation abusive jusqu'à ce qu'elle reçoive l'aide d'une fondation spécialisée dans les violences faites aux femmes.
Le détatouage au laser : un espoir coûteux
Grâce à cette intervention, Joke a pu consulter Andy Han, un expert en détatouage au laser. Ce dernier a décrit la situation comme extrême, avec le nom de l'ex-compagnon présent partout, rendant le processus de retrait complexe. Andy Han, également fondateur de l'association "Spijt van Tattoo" qui aide les femmes à effacer des tatouages subis, souligne que le coût du détatouage est en moyenne dix fois supérieur à celui d'un tatouage, soit environ 2 000 euros par séance.
Une campagne de financement pour les victimes
Face à cette réalité financière et à la liste d'attente de 350 femmes nécessitant des traitements similaires, Andy Han a lancé une campagne en ligne le 6 avril 2026. L'objectif est de récolter 30 000 euros pour financer le traitement de Joke et d'autres victimes de violences. Cette initiative vise à offrir un soutien concret à celles qui cherchent à effacer les traces physiques de leur traumatisme.
Cette affaire met en lumière les formes insidieuses que peuvent prendre les violences conjugales, allant jusqu'à l'utilisation du corps comme support de domination. Elle rappelle également l'importance des structures d'aide et des campagnes de sensibilisation pour briser le silence et soutenir les victimes dans leur reconstruction.



