Doualemn en appel : victime des tensions France-Algérie ?
Doualemn en appel : victime des tensions ?

L'influenceur algérien Doualemn, de son vrai nom Abdelkader A., comparaissait ce lundi 11 mai 2026 devant la cour d'appel de Paris. Condamné en première instance pour provocation à la haine envers la France, il clame son innocence et s'estime victime des tensions diplomatiques entre Paris et Alger.

Un procès sous haute tension

Le jeune homme de 24 ans, suivi par plus de 500 000 abonnés sur les réseaux sociaux, avait été condamné en janvier dernier à six mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende pour des publications jugées hostiles à la France. En appel, ses avocats plaident la relaxe, arguant que ses propos s'inscrivent dans un contexte de crispation entre les deux pays.

Le contexte géopolitique en toile de fond

Les relations franco-algériennes traversent une période tumultueuse, marquée par des différends sur la mémoire coloniale, les visas ou encore la coopération sécuritaire. Pour la défense, Doualemn est un "bouc émissaire" de cette rivalité diplomatique. "Mon client n'a fait que réagir à des provocations médiatiques venues d'Algérie", a plaidé Me Sophie B., son avocate.

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À l'audience, l'influenceur a adopté un ton plus modéré qu'en première instance. "Je regrette si mes mots ont pu blesser, mais je n'ai jamais voulu inciter à la haine. Je suis un artiste, pas un politique", a-t-il déclaré. Ses partisans, présents nombreux dans la salle, arboraient des tee-shirts à son effigie.

Les réquisitions du parquet général

L'avocat général a requis la confirmation de la peine, estimant que les publications de Doualemn dépassent la simple liberté d'expression. "Ses vidéos appelaient explicitement à la désobéissance et à l'hostilité envers les institutions françaises", a-t-il martelé. Il a également souligné le rôle des réseaux sociaux dans la propagation de ces messages.

Un verdict attendu sous huitaine

La cour d'appel a mis sa décision en délibéré au 18 mai. Ce verdict sera scruté de près, tant il pourrait influencer les relations déjà tendues entre Paris et Alger. En attendant, Doualemn reste libre sous contrôle judiciaire.

Cette affaire illustre les défis posés par les influenceurs dans un contexte de tensions internationales. Entre liberté d'expression et respect des lois, la frontière est parfois ténue, et les juges auront à trancher un dossier aux lourdes implications politiques.

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