Ils sont deux grands traumatisés. L’un est Palestinien ; enfant, il a vu son grand frère mourir des suites de tortures que des Israéliens lui avaient infligées. L’autre est Israélien ; ses deux parents ont péri brûlés vifs par des terroristes du Hamas, le 7 octobre 2023, dans leur village agricole proche de la frontière de Gaza. Ils auraient pu, ils auraient dû se haïr. Sur cette terre dite sainte, de la rivière (Jourdain) à la mer (Méditerranée), beaucoup cèdent à la haine de l’autre. Pas eux.
Des vies parallèles
Aziz Abu Sarah, le Palestinien, et Maoz Inon, l’Israélien, ont longtemps vécu des vies parallèles, à quelques dizaines de kilomètres l’un de l’autre. Les deux dirigeaient une agence de tourisme. Les deux croyaient que les voyages et l’ouverture à l’autre pouvaient contribuer à l’entente réciproque. Les deux militaient dans une association pour la paix. Ils ont fini par se rencontrer il y a dix ans à Jérusalem et ils sont restés épisodiquement en contact, via un réseau social.
Un engagement commun
Leur engagement pour la paix ne s’est jamais démenti. Malgré les souffrances personnelles, ils continuent de prôner le dialogue et la réconciliation. Leur histoire montre qu’il est possible de dépasser la haine et de construire des ponts, même dans les contextes les plus conflictuels. Ils participent régulièrement à des conférences et des ateliers de paix, partageant leur expérience et leur espoir d’un avenir meilleur pour les deux peuples.



