L'Iran menace d'utiliser des dauphins kamikazes dans le détroit d'Ormuz
Dauphins kamikazes : la nouvelle menace iranienne

La marine française utilise régulièrement des hélicoptères Airbus Dauphin, transportés par le porte-avions français Charles-de-Gaulle. Dans le détroit d'Ormuz, l'Iran utilise peut-être des dauphins kamikazes. Aucune pale sur ces nouvelles armes mais bien des animaux dressés par l'armée iranienne. Dans un article du Washington Post, des responsables iraniens ont déclaré qu'ils pourraient utiliser "des armes précédemment inutilisées pour attaquer les navires de guerre américains, des sous-marins aux dauphins porteurs de mines".

Une menace prise au sérieux par les États-Unis

Si l'affaire peut surprendre, elle ne fait pas rire l'armée américaine, alors que Pete Hegseth a confirmé que les Iraniens utilisaient bien ces animaux. En revanche, le secrétaire américain à la Défense a décidé qu'il ne "confirmerait ni ne nierait si nous avons des dauphins kamikazes". Une bataille psychologique entre les deux belligérants alors qu'aucune présence de dauphins dressés n'a été confirmée pour le moment depuis le début du conflit. D'ailleurs, une source proche de l'armée américaine a affirmé à CNN que l'armée américaine n'en utilisait pas.

Un béluga baptisé Hvaldimir

Pour autant, l'hypothèse que les deux armées utilisent ces mammifères marins comme arme n'est pas improbable. Depuis la fin des années 1950, la marine américaine a lancé un programme de dressage animal, en entraînant des requins, des tortues marines et des oiseaux marins. Aujourd'hui installé à la base navale de Point Loma, en Californie, il s'appuie essentiellement sur des dauphins et des lions de mer, formés à "marquer l'emplacement des mines sous-marines" et "appréhender les nageurs et les plongeurs non autorisés", détaille le site web du programme.

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Mais cette utilisation des animaux marins en temps de guerre n'est pas exclusivement américaine. En 2022, selon l'US Naval Institute, l'armée russe a déployé des dauphins dressés dans le port de Sébastopol en Crimée pour protéger une base navale. Une manière d'éviter les infiltrations ukrainiennes qui tenteraient de saboter des navires. Selon cette même enquête, la Russie utilise ces mêmes types d'animaux dans le nord de l'Arctique mais aussi des bélugas. En 2019, l'un d'eux avait d'ailleurs été filmé par des pêcheurs au large de la Norvège. Baptisé Hvaldimir, le mammifère marin avait fait le tour des réseaux sociaux alors qu'il s'approchait d'un bateau norvégien. Il a été retrouvé mort le 31 août 2024, sans que les conditions de son décès ne soient élucidées.

Un cessez-le-feu fragile

Fidèle à la proximité militaire avec la Russie, l'Iran a acheté des dauphins dans les années 2000 mais rien ne permet d'affirmer qu'il puisse en utiliser aujourd'hui, alors que l'armée iranienne ne semble pas disposer d'un programme actif et efficace, contrairement aux Russes et aux Américains. Pour le moment, le recours à ces animaux marins ne reste qu'au stade de menace.

Si des dauphins ont été déployés en Irak en 2003, ils l'ont été après la fin des combats et servaient à détecter la présence de mines aux alentours du port irakien d'Umm Qasr. Malgré un accord provisoire de cessez-le-feu conclu entre les deux pays, les tensions restent fortes dans le détroit d'Ormuz et les combats peuvent reprendre à tout moment, ce qui ne permet pas l'utilisation de mammifères marins. Et le recours à des "dauphins kamikazes" serait une manière de violer cet accord, déclarait Pete Hegseth en avril dernier.

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