Quatre ans après le retour des talibans au pouvoir en Afghanistan, les femmes afghanes vivent sous un régime qui les a effacées de l'espace public. Les promesses d'ouverture, pourtant nombreuses au lendemain de la prise de Kaboul, sont restées lettre morte. Désormais, le voile intégral est imposé, l'éducation des filles est interdite après la sixième année, et l'accès aux universités ainsi qu'au marché du travail leur est fermé.
Un quotidien sous l'oppression
Notre envoyée spéciale, Margaret Viod, a pu documenter cet enfer. Elle-même confrontée à la police de la promotion de la vertu, la journaliste témoigne des conditions de vie sous le joug taliban. Les femmes sont privées de leurs droits fondamentaux, réduites au silence et à l'invisibilité. Les témoignages recueillis décrivent une existence marquée par la peur et la répression.
La realpolitik au détriment des droits humains
Malgré ces graves régressions en matière de droits humains, la quête de reconnaissance des talibans progresse sur la scène internationale. La Russie a rouvert son ambassade à Kaboul, et d'autres pays, comme l'Allemagne, reprennent contact avec le régime. Cette realpolitik, motivée par des intérêts économiques et géopolitiques, place le sort tragique des femmes afghanes au second plan.
La communauté internationale semble ainsi divisée : d'un côté, les condamnations verbales se multiplient, de l'autre, les gestes concrets de reconnaissance s'accumulent. Les femmes afghanes, elles, continuent de payer le prix fort de cette indifférence.



