Dans une tribune publiée par Le Point, la journaliste et écrivaine Abnousse Shalmani dénonce l'attitude de l'Occident face à la répression du régime iranien. Elle estime que les pays occidentaux, en particulier la France, ont abandonné le peuple iranien en ne prenant pas de mesures fortes contre Téhéran. Selon elle, cette inaction équivaut à une complicité avec le régime des mollahs.
Un constat d'échec de la diplomatie occidentale
Shalmani rappelle que depuis le début du mouvement de protestation en Iran, déclenché par la mort de Mahsa Amini en septembre 2022, plus de 500 manifestants ont été tués et des milliers arrêtés. Pourtant, les sanctions occidentales restent limitées et les négociations sur le nucléaire iranien se poursuivent. Elle cite le cas de la France, qui a accueilli le ministre iranien des Affaires étrangères à Paris en décembre 2022, un geste qu'elle juge scandaleux.
Un appel à la rupture des relations
La journaliste appelle à une rupture totale des relations diplomatiques et économiques avec l'Iran, ainsi qu'à la reconnaissance de la Résistance iranienne. Elle déplore que les dirigeants occidentaux privilégient leurs intérêts économiques et géopolitiques au détriment des droits humains. Selon elle, l'Occident doit cesser de traiter l'Iran comme un partenaire et le considérer comme ce qu'il est : un régime terroriste.
Une critique de l'inaction française
Shalmani s'en prend particulièrement à la politique française, qu'elle qualifie de « lâche » et « hypocrite ». Elle rappelle que la France est l'un des pays qui a le plus investi en Iran et qu'elle continue de commercer avec le régime malgré les sanctions. Elle cite le cas de TotalEnergies, qui a signé un contrat gazier avec l'Iran en 2017, avant de se retirer sous la pression américaine. Mais selon elle, d'autres entreprises françaises continuent d'opérer en Iran.
Un appel à la mobilisation citoyenne
La journaliste exhorte les citoyens français à se mobiliser pour soutenir le peuple iranien. Elle appelle à des manifestations devant les ambassades iraniennes et à un boycott des produits iraniens. Elle estime que seule une pression populaire peut contraindre les gouvernements occidentaux à agir. « L'Histoire jugera notre silence », conclut-elle.



