Zelensky critique l'insuffisance de pression de Trump sur Poutine dans la guerre en Ukraine
Zelensky : Trump ne fait pas assez pression sur Poutine

Zelensky déplore le manque de pression américaine sur le Kremlin

Dans un entretien accordé à la chaîne américaine CNN, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé sa déception face à l'attitude du président américain Donald Trump envers le conflit qui oppose son pays à la Russie. Interrogé sur l'efficacité des efforts diplomatiques de Washington, Zelensky a répondu sans ambages : « Non », Trump ne fait pas suffisamment pression sur Vladimir Poutine pour mettre fin à la guerre.

Le chef d'État ukrainien a insisté sur la nécessité pour les États-Unis de « rester du côté d'un pays démocratique qui lutte contre une seule personne », visant clairement le président russe. « On ne peut pas juste lui donner tout ce qu'il veut. Parce qu'il veut nous occuper. Si nous lui donnons tout ce qu'il veut, nous allons tout perdre », a-t-il ajouté, soulignant les risques existentiels pour l'Ukraine.

Un contexte marqué par le quatrième anniversaire du conflit

Ces déclarations interviennent alors que l'Ukraine commémore le quatrième anniversaire de l'invasion russe à grande échelle, avec plusieurs développements significatifs :

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  • La Slovaquie a annoncé l'arrêt des livraisons d'électricité d'urgence à l'Ukraine, en raison de l'interruption de la fourniture de pétrole russe via l'oléoduc Droujba. Cependant, le gestionnaire du réseau ukrainien Ukrenergo a assuré que cette décision n'aurait pas d'incidence majeure sur le système électrique national.
  • L'Union européenne fait face à un veto hongrois bloquant l'adoption de nouvelles sanctions contre Moscou, un « revers » déploré par la haute représentante Kaja Kallas à la veille de cet anniversaire symbolique.
  • Sept policiers ont été blessés dans une explosion à Mykolaïv, dont deux grièvement. Volodymyr Zelensky a indiqué que toutes les circonstances étaient en cours d'investigation, « y compris l'hypothèse d'un attentat terroriste ».

Les réactions internationales et les perspectives de paix

Plusieurs dirigeants européens ont réagi à la situation. Emmanuel Macron a appelé l'UE à « avancer » dans l'adoption des sanctions, tandis que le président du Conseil européen Antonio Costa a mis en garde la Hongrie après son veto, rappelant le principe de coopération loyale.

Par ailleurs, une nouvelle série de pourparlers pourrait avoir lieu les 26 et 27 février, selon Kyrylo Boudanov, chef de cabinet de Zelensky. Une réunion de la coalition des volontaires est également prévue mardi midi, coprésidée par Emmanuel Macron et le premier ministre britannique Keir Starmer.

Sur le plan économique, un rapport du Centre pour la recherche sur l'énergie et la propreté de l'air révèle que les exportations de pétrole russe dépassent toujours les niveaux d'avant-guerre, malgré les sanctions occidentales. Les recettes pétrolières de Moscou ont cependant diminué de 18% sur un an, la Russie étant contrainte d'appliquer des rabais sur ses prix.

La reconstruction et les défis humanitaires

Un rapport conjoint de Kiev, de la Banque mondiale, de l'Union européenne et des Nations unies estime que la reconstruction post-conflit coûtera 588 milliards de dollars sur la prochaine décennie. Malgré l'ampleur des destructions, la situation humanitaire reste maîtrisée grâce à l'efficacité du gouvernement ukrainien et aux réseaux d'entraide.

Les Ukrainiens déplacés par la guerre peuvent désormais déposer des demandes d'indemnisation auprès d'un organisme sous l'égide du Conseil de l'Europe, offrant un début de reconnaissance pour les victimes du conflit.

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