Ukraine : Zelensky fixe des conditions strictes pour la tenue d'élections
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé mercredi que l'organisation d'élections en Ukraine dépendrait strictement de l'instauration d'un cessez-le-feu avec la Russie et de l'obtention de garanties de sécurité solides. Cette déclaration intervient en réponse à des informations évoquant un scrutin présidentiel anticipé, potentiellement sous pression américaine.
Un calendrier électoral conditionné par la sécurité
Lors d'une conférence de presse en ligne, Volodymyr Zelensky a souligné : "Nous passerons aux élections quand toutes les garanties de sécurité nécessaires seront en place." Il a ajouté que la mise en place d'un cessez-le-feu était une condition préalable essentielle. Le président a ainsi démenti des rumeurs selon lesquelles Washington menacerait de retirer son soutien sécuritaire si Kiev n'organisait pas d'élections, qualifiant ces allégations de infondées.
Rejet d'une annonce le 24 février
Zelensky a également rejeté la possibilité d'annoncer des élections le 24 février, date anniversaire de l'invasion russe de 2022. Il a jugé cette idée "totalement stupide", estimant que cette date symbolique ne devait pas être utilisée pour des discussions politiques. Cette réaction fait suite à un article du Financial Times suggérant que l'Ukraine, sous pression américaine, envisageait un scrutin présidentiel et un référendum sur un accord de paix avant la mi-mai.
Pourparlers directs à Miami en perspective
Par ailleurs, Volodymyr Zelensky a confirmé que les États-Unis ont proposé d'organiser un troisième cycle de pourparlers directs entre Kiev et Moscou à Miami la semaine prochaine, après deux rencontres à Abou Dhabi cette année. Kiev a immédiatement accepté cette proposition, tandis que la Russie hésite encore à y participer. Les négociations, décrites comme très difficiles, butent notamment sur la question du partage des territoires.
Un référendum pour valider un accord de paix
Zelensky a rappelé que tout accord de paix devrait être validé par un référendum populaire une fois les conditions de sécurité réunies. Un député du parti présidentiel, sous couvert d'anonymat, a indiqué que cette idée n'est pas nouvelle et a été discutée lors de récentes négociations avec les Russes et les Américains. Le chef du groupe parlementaire du parti présidentiel, David Arakhamia, soutient activement ce projet.
En résumé, la position de Kiev reste ferme : pas d'élections sans cessez-le-feu et garanties de sécurité, avec une ouverture aux pourparlers de paix sous médiation américaine, malgré les réticences russes.