Zelensky exige des garanties de sécurité avant les négociations de Genève sur l'Ukraine
Zelensky exige des garanties avant les négociations de Genève

Zelensky exige des garanties de sécurité avant les négociations de Genève

Alors qu'une délégation ukrainienne se rend à Genève pour un nouveau cycle de négociations avec les États-Unis et la Russie, le président Volodymyr Zelensky a lancé un avertissement ferme sur les réseaux sociaux. Il exige des garanties de sécurité « claires » pour l'Ukraine avant toute discussion sur d'éventuels compromis avec Moscou.

La méfiance ukrainienne face aux promesses internationales

Le président ukrainien rappelle que la population ne fait plus confiance aux promesses internationales, faisant référence à l'expérience du mémorandum de Budapest. « Quand on demande des compromis à des gens qui sont attaqués et qui ne sont pas les agresseurs, que leur donne-t-on en échange ? », écrit-il, soulignant que l'Ukraine avait renoncé à son arsenal nucléaire en échange de garanties qui ne se sont pas concrétisées.

Selon Zelensky, la question centrale pour les Ukrainiens n'est pas de savoir si la Russie reviendra, mais « ce qui se passera quand elle reviendra ». Il insiste sur la nécessité de comprendre concrètement la signification des garanties de sécurité proposées par les États-Unis et leurs alliés européens.

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Les avancées militaires ukrainiennes

Dans un contexte de tensions croissantes, l'armée ukrainienne a repris 201 kilomètres carrés à l'armée russe entre mercredi et dimanche, selon des données de l'Institute for the Study of War analysées par l'AFP. Ces contre-attaques pourraient tirer parti des difficultés logistiques russes, notamment après un blocage récent de leur accès au réseau satellitaire Starlink.

Parallèlement, le ministère de la défense ukrainien rapporte que les forces russes ont lancé 91 missiles balistiques contre l'Ukraine en janvier, ce qui constitue le chiffre mensuel le plus élevé depuis le début de la guerre.

Les positions diplomatiques se durcissent

Le Kremlin a confirmé que les concessions territoriales seraient le « principal sujet » des discussions à Genève. Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine, a précisé que la délégation russe serait dirigée par Vladimir Medinsky, avec la participation du chef des renseignements militaires Igor Kostioukov.

Du côté européen, la France a réaffirmé sa position concernant la mort d'Alexeï Navalny, tenant « les autorités russes pour pleinement responsables » et appelant à une enquête indépendante. Cette déclaration intervient deux ans après la disparition de l'opposant politique russe.

Les sanctions et les défis énergétiques

Volodymyr Zelensky appelle à des sanctions « totales » contre le secteur énergétique russe, y compris l'industrie nucléaire et le groupe public Rosatom. Il salue les mesures prises par le président américain Donald Trump contre Lukoil et Rosneft, mais estime que Washington pourrait étendre ces mesures.

Sur le terrain, les conséquences humanitaires s'aggravent. À Kiev, une centaine de bâtiments sont toujours privés de chauffage suite aux attaques russes contre les infrastructures énergétiques du 12 février. Des organisations humanitaires comme FoodTruck: Food Without Borders distribuent des repas chauds dans les écoles transformées en centres d'accueil.

Les perspectives incertaines des négociations

Le président tchèque Petr Pavel s'est montré prudent quant à la possibilité d'un accord de paix rapide, estimant que « quiconque s'attendait à ce qu'un accord soit trouvé à court terme a certainement fait preuve de naïveté ». Il souligne que la Russie n'a pas fait preuve d'une grande volonté de négocier jusqu'à présent.

Alors que les pourparlers de Genève s'annoncent complexes, Volodymyr Zelensky reste ferme : « Je pense que d'abord viennent les garanties de sécurité ». Il avertit qu'autoriser « l'agresseur » à conserver des gains territoriaux constituerait « une grande erreur » qui risquerait d'encourager de nouvelles offensives russes à l'avenir.

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