Le point sur la guerre en Ukraine du samedi 14 mars 2026
Vous avez manqué les derniers développements du conflit ukrainien ? Voici une synthèse complète des événements marquants de ce samedi 14 mars 2026, avec des informations essentielles sur les sanctions, les attaques et les déclarations diplomatiques.
Le renouvellement des sanctions européennes contre la Russie
Le Conseil de l'Union européenne a annoncé ce samedi le renouvellement pour six mois des sanctions contre environ 2 600 oligarques et entités russes. Cette décision cruciale est intervenue après que la Slovaquie, qui avait fait durer le suspense, a finalement accepté de se plier à l'avis général des Vingt-Sept.
Les sanctions individuelles imposées à la Russie suite à son invasion de l'Ukraine le 24 février 2022 doivent être renouvelées tous les six mois à l'unanimité des États membres. Le renouvellement est intervenu à la veille de l'expiration du délai prévu pour cette procédure.
La Slovaquie avait initialement exigé que deux noms spécifiques soient retirés de la liste des personnalités et entités sanctionnées. Bien que deux personnes aient effectivement été retirées de la liste, il ne s'agissait pas des deux individus souhaités par Bratislava. Cette situation n'a cependant pas empêché la Slovaquie de cesser ses manœuvres dilatoires et d'accepter le consensus européen.
Les déclarations diplomatiques du jour
Le chargé d'affaires iranien en Ukraine, Shahriar Amouzegar, a déclaré : « En ce qui concerne les mesures prises par l'Ukraine au Moyen-Orient contre les drones, nous les considérons essentiellement comme une blague et un geste purement symbolique ». Cette déclaration balaie le soutien promis par Kiev aux alliés des États-Unis dans le Golfe, alors que le président Volodymyr Zelensky vante l'expertise de ses forces dans la lutte antidrone.
Les drones iraniens, qui posent des problèmes insoupçonnés aux États-Unis et à Israël pour protéger leurs bases alliées, sont massivement utilisés par la Russie. L'Ukraine, qui a développé une capacité unique à affronter cette menace, détient une expertise rare, voire unique, dans le monde entier.
Les frappes russes meurtrières
Les autorités ukrainiennes ont annoncé ce samedi que au moins quatre personnes ont été tuées et quinze blessées dans des frappes russes « massives » sur plusieurs régions du pays. La région de la capitale Kiev a été particulièrement touchée, avec des infrastructures énergétiques spécifiquement ciblées.
Volodymyr Zelensky a indiqué : « La cible principale des Russes était les infrastructures énergétiques de la région de Kiev, mais malheureusement, des immeubles d'habitation, des écoles et des commerces civils ont également été touchés de plein fouet et endommagés ».
Selon l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a tiré 430 drones et 68 missiles lors de cette attaque, dont respectivement 402 et 58 ont été interceptés par les défenses ukrainiennes.
Les perspectives diplomatiques selon le Premier ministre belge
Le Premier ministre belge Bart De Wever a déclaré dans un entretien : « Comme on n'est pas capable de menacer Vladimir Poutine en envoyant des armes à l'Ukraine et qu'on ne peut pas l'étouffer économiquement sans l'appui des États-Unis, il ne reste qu'une méthode : faire un deal ». Il estime que mettre à genoux la Russie ne serait possible qu'à condition d'avoir « le soutien à 100 % des États-Unis ».
Bart De Wever a poursuivi : « Mais ils ne sont pas du tout pour l'Ukraine. Je pense parfois qu'ils sont plus proches de Poutine que du président ukrainien Volodymyr Zelensky ». Il ajoute : « Sans mandat pour aller négocier à Moscou, on n'est pas à la table des négociations où les Américains, eux, vont pousser l'Ukraine à accepter un deal. Et je peux déjà dire que ce sera un mauvais accord pour nous ».
Ces déclarations interviennent alors que l'aide européenne à l'Ukraine est supérieure à l'aide américaine et que les forces ukrainiennes reprennent du terrain sur les positions russes. La pertinence de ces propos reste ouverte à l'appréciation de chacun.



