Guerre en Ukraine : une escalade de violence malgré l'enlisement russe
À l'approche du 1500e jour de son conflit brutal, Vladimir Poutine ne montre aucun signe de relâchement dans sa détermination à ravager l'Ukraine. Le 24 mars, près de 1000 drones Shahed se sont abattus sur le pays en une seule journée, marquant un nouveau palier dans la violence aveugle exercée contre les populations civiles ukrainiennes. Ce déluge de feu, cependant, peine à dissimuler les difficultés croissantes de l'armée russe sur le terrain.
Un front enlisé et des revers militaires
Après quatre années de guerre, le front apparaît plus figé que jamais, avec même des reculs russes dans le Sud-Est. Cette contre-attaque ukrainienne démontre, selon le colonel à la retraite Andrii Ordynovych, que l'Ukraine n'est pas uniquement sur la défensive. "Elle reste capable d'exploiter les opportunités lorsqu'elles se présentent sur le front", souligne-t-il. Ancien directeur adjoint de la Direction générale de la coopération militaire et de la vérification des forces armées ukrainiennes entre 2020 et 2023, il apporte un éclairage précieux sur cette évolution.
Une intensification des frappes russes
Interrogé sur cette soudaine escalade, Andrii Ordynovych explique : "Il s'agit de la série de frappes la plus importante contre notre pays depuis ces quatre dernières années". Au-delà du nombre impressionnant d'engins déployés, la tactique russe a également évolué. Les attaques, autrefois concentrées la nuit, se produisent désormais en plein jour. Ces frappes ne visaient pas des cibles militaires, mais des infrastructures civiles et culturelles.
- Un monastère bernardin classé au patrimoine de l'Unesco a été endommagé à Lviv, dans l'ouest du pays.
- Une maternité a également été touchée à Ivano-Frankivsk, illustrant la nature indiscriminée de ces attaques.
Cette stratégie de terreur vise à saper le moral des Ukrainiens, mais elle révèle aussi les limites de l'offensive russe, incapable de percer les lignes défensives malgré une supériorité numérique apparente. La résilience ukrainienne, combinée à des contre-attaques ciblées, continue de contrecarrer les ambitions de Moscou, même face à une violence accrue.



