Le commandant de la Garde nationale ukrainienne assure que le pays peut résister encore longtemps
Dans une interview accordée à la BBC, le commandant de la Garde nationale ukrainienne, Oleksandr Pivnenko, a déclaré que l'Ukraine pouvait "encore se battre pendant quelques années". Il a insisté sur le fait que le pays ne renoncerait pas à ses territoires occupés, affirmant : "Nous avons perdu trop de notre population et de nos territoires pour juste arrêter et les céder".
Une guerre qui s'intensifie sur tous les fronts
Les déclarations du commandant Pivnenko interviennent dans un contexte d'escalade militaire. L'armée russe a lancé 128 drones contre l'Ukraine dans la nuit de jeudi à vendredi, dont 109 ont été interceptés par les forces de défense ukrainiennes. Les attaques ont provoqué des coupures d'électricité massives dans l'oblast de Zaporijia, privant près de 41 000 personnes de courant.
Les pertes civiles continuent de s'accumuler. La première dame ukrainienne, Olena Zelenska, a révélé que 684 enfants ont été tués depuis le début de la guerre et plus de 2 000 autres blessés. Elle a dénoncé les attaques russes contre les infrastructures médicales, avec plus de 800 établissements de santé endommagés.
Les besoins militaires ukrainiens
Interrogé sur ce qui manque à l'Ukraine pour mettre fin au conflit, le commandant Pivnenko a cité plusieurs besoins urgents :
- Une plus grande diversité d'armes, notamment des missiles à longue portée
- Des bombes guidées de précision
- Davantage de soldats pour effectuer des rotations dans le personnel
Il a également souligné l'importance de la pression économique contre la Russie, notant que "tuer de plus en plus de Russes ne mettra pas fin à la guerre".
Le soutien international se renforce
Plusieurs annonces d'aide militaire ont marqué la journée. La Suède a promis une aide de 1,2 milliard d'euros principalement axée sur les capacités de défense aérienne. L'Union européenne a réaffirmé sa volonté d'ouvrir "dès que possible" les négociations d'adhésion de l'Ukraine.
Le président Volodymyr Zelensky a exprimé son espoir de coopérer avec le Japon sur les questions de défense, soulignant que les systèmes de défense aérienne sont "cruciaux" pour repousser les attaques russes. Il a également alerté sur la présence d'environ 10 000 soldats nord-coréens s'entraînant en Russie.
Les réactions des pays voisins
Face à la menace russe, plusieurs pays frontaliers ont renforcé leur posture défensive. La Pologne a annoncé qu'elle utiliserait des mines antipersonnel pour défendre sa frontière orientale, se retirant officiellement de la convention d'Ottawa. Le vice-ministre de la défense polonais, Pawel Zalewski, a justifié cette décision par les "intentions très agressives" de la Russie.
La Finlande, qui partage 1 340 kilomètres de frontière avec la Russie, a également quitté la convention d'Ottawa et prépare des mesures défensives. Le ministre finlandais de la défense, Antti Häkkänen, a déclaré que son pays devait "agir rapidement pour renforcer sa défense" face à un voisin qui pourrait se montrer agressif à l'avenir.
Les développements diplomatiques et humanitaires
Sur le plan diplomatique, plusieurs dossiers sensibles progressent :
- Les familles de 35 Kényans enrôlés de force dans l'armée russe exigent leur rapatriement
- Le Danemark a immobilisé un porte-conteneurs en provenance de Saint-Pétersbourg pour défaut de pavillon
- L'opposant biélorusse Mikalaï Statkiévitch a été libéré de prison après un AVC
Malgré les tensions, l'Ukraine a exclu un boycott des Jeux paralympiques par ses athlètes, même si la délégation ukrainienne boycottera la cérémonie d'ouverture en raison de la participation d'athlètes russes sous leur drapeau.
Le commandant Pivnenko a conclu son intervention sur une note déterminée : "Nous pouvons encore nous battre pendant quelques années, à 100%", citant le soutien continu des pays européens et des États-Unis. Son message reflète la résolution d'une nation qui, après quatre années de conflit, refuse toujours de capituler.



