Le point sur la guerre en Ukraine au 1.462e jour du conflit
Vous avez manqué les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? Voici une synthèse complète des événements marquants de ce mercredi 25 février, alors que le conflit entame son 1.462e jour d'hostilités.
Une frappe de drones ukrainiens fait sept morts en Russie
Le fait majeur de la journée concerne une attaque meurtrière attribuée aux forces ukrainiennes. Dans la nuit, une trentaine de drones ont ciblé une usine de fabrication d'engrais située à Dorogobouj, dans la région russe de Smolensk, à l'ouest du pays.
Selon les autorités locales russes, cette frappe a provoqué au moins sept décès et une dizaine de blessés, ce qui en fait l'une des attaques les plus meurtrières sur une zone industrielle en Russie depuis le début de l'invasion.
Les autorités ukrainiennes revendiquent régulièrement ce type d'opérations contre des sites industriels russes, particulièrement des raffineries de pétrole. L'objectif avoué de Kiev est de perturber les revenus générés par les hydrocarbures, qui constituent une source de financement essentielle pour l'effort de guerre de Moscou.
La Hongrie bloque l'aide européenne à Kiev
La déclaration significative est venue des dirigeants européens à l'adresse de Viktor Orbán, le Premier ministre nationaliste hongrois. « La Hongrie doit comprendre que la patience des autres États membres s'amenuise à très grande vitesse », ont-ils averti.
L'allié de Vladimir Poutine a en effet opposé son veto à deux mesures cruciales :
- Le déblocage d'une aide financière de 90 milliards d'euros promise par l'Union européenne à l'Ukraine
- L'adoption d'un nouveau paquet de sanctions européennes contre la Russie
Orbán justifie sa position par la mise à l'arrêt d'un oléoduc traversant l'Ukraine, qui permet normalement d'acheminer du pétrole russe vers la Hongrie. Cependant, la Commission européenne a précisé qu'aucune pénurie de pétrole n'était constatée actuellement en Hongrie.
Johann Wadephul, le chef de la diplomatie allemande, a exprimé sa « stupéfaction » face à ce qu'il considère comme une trahison de la part d'Orbán envers « sa propre lutte pour la liberté ».
L'Otan augmente ses dépenses de défense
Le chiffre symbolique de la journée est de 5 %. Il s'agit du pourcentage que les pays membres de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (Otan) devront désormais consacrer à leurs budgets de défense.
Cette décision a été saluée par Donald Trump dans son discours sur l'état de l'Union. Curieusement, cette mention constitue la seule allusion, indirecte qui plus est, faite par l'ancien président américain au conflit ukrainien. Pourtant, Trump avait promis de régler cette guerre « en quelques jours » lors de sa deuxième prise de fonction à la Maison Blanche.
Des négociations de paix se préparent à Genève
La tendance à surveiller concerne les pourparlers diplomatiques en préparation. Roustem Oumerov, le négociateur ukrainien, rencontrera jeudi à Genève les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner.
Cette rencontre vise à préparer une réunion trilatérale avec des représentants russes, prévue pour début mars selon les autorités ukrainiennes. Volodymyr Zelensky a confirmé que l'objectif de ces discussions était de trouver une solution diplomatique à la guerre entre l'Ukraine et la Russie.
Ces développements surviennent alors que le conflit entre dans sa quatrième année, avec des implications géopolitiques majeures pour l'Europe et la communauté internationale. La combinaison d'actions militaires, de tensions diplomatiques au sein de l'UE et de nouvelles initiatives de négociation illustre la complexité de cette guerre qui continue de façonner l'ordre mondial.



