Quatre personnes ont été tuées et quatre autres blessées mercredi 19 août dans une attaque de drone russe qui a visé un minibus dans la région de Kherson, dans le sud de l'Ukraine. Le gouverneur régional, Oleksandr Prokoudine, a annoncé ce bilan sur Telegram, précisant que l'engin explosif avait touché le véhicule alors qu'il circulait.
Un bilan confirmé par les autorités locales
Selon Oleksandr Prokoudine, l'attaque s'est produite dans la localité de Stanislav, située à proximité de la ville de Kherson. « Quatre personnes sont mortes et quatre autres ont été blessées », a-t-il écrit, ajoutant que les victimes étaient des civils. Les blessés ont été transportés vers un hôpital de la région, a-t-il indiqué, sans donner plus de détails sur leur état de santé.
Cette attaque s'inscrit dans une série de frappes russes qui touchent régulièrement la région de Kherson, reconquise par l'armée ukrainienne en novembre 2022 mais toujours soumise à des bombardements quotidiens depuis l'autre rive du Dniepr. Les autorités locales dénombrent fréquemment des victimes civiles dans cette zone, où les drones russes sont l'une des principales menaces.
Des frappes récurrentes sur les civils
La région de Kherson est particulièrement exposée aux attaques de drones et d'artillerie russes, qui visent souvent les infrastructures civiles et les véhicules. Selon les autorités ukrainiennes, ces frappes ont fait des dizaines de morts parmi la population civile depuis le début de l'année 2026. Le gouvernement ukrainien a appelé à plusieurs reprises ses alliés à renforcer la défense aérienne pour protéger les zones civiles.
L'armée russe, de son côté, affirme ne viser que des cibles militaires, mais les frappes meurtrières sur des civils se multiplient, comme en témoigne ce dernier drame. Les organisations humanitaires dénoncent régulièrement ces attaques, qui constituent selon elles des violations du droit international humanitaire.
Une situation toujours tendue dans le sud de l'Ukraine
Cette attaque intervient alors que les combats se poursuivent dans l'est et le sud de l'Ukraine, où l'armée russe tente d'avancer. La ville de Kherson, libérée il y a près de quatre ans, reste sous la menace constante de bombardements. Les habitants vivent dans une insécurité permanente, avec des alertes aériennes quasi quotidiennes.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a une nouvelle fois condamné cette frappe, dénonçant « le terrorisme russe » et appelant ses partenaires à fournir davantage de systèmes de défense antiaérienne pour protéger les populations. Les réactions internationales n'ont pas tardé, plusieurs pays occidentaux exprimant leur solidarité avec l'Ukraine et leur indignation face à ces pertes civiles.
Les autorités locales poursuivent l'enquête pour identifier les victimes et apporter une aide aux familles touchées. La région de Kherson, déjà durement éprouvée par l'occupation russe et la destruction du barrage de Kakhovka en 2023, continue de subir les conséquences tragiques du conflit.



