Guerre en Ukraine : Zelensky dénonce le sacrifice de 156 soldats russes par kilomètre
Ukraine : 156 soldats russes sacrifiés par kilomètre selon Zelensky

Guerre en Ukraine : un coût humain exorbitant pour Moscou

Dans une interview accordée au journaliste britannique Piers Morgan, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dévoilé des chiffres alarmants concernant les pertes russes dans le conflit. Selon ses déclarations, l'armée russe sacrifie 156 soldats pour s'emparer d'un seul kilomètre de territoire ukrainien. Cette révélation intervient alors que les négociations de paix à Genève semblent au point mort.

Des négociations qui piétinent à Genève

Les pourparlers trilatéraux entre la Russie, l'Ukraine et les États-Unis, qui se sont déroulés les 17 et 18 février 2026, n'ont pas abouti à des avancées significatives. Volodymyr Zelensky a souligné que les positions de Kiev et Moscou « diffèrent toujours sur des points cruciaux ». Le président ukrainien accuse la Russie de « faire traîner en longueur » les discussions et estime indispensable la participation européenne aux négociations.

Malgré cela, Steve Witkoff, représentant de l'ancien président américain Donald Trump, a salué le « progrès significatif » que représentent ces échanges. En marge des discussions officielles, des conversations économiques bilatérales auraient eu lieu entre émissaires russes et américains, concernant de possibles investissements en Russie contre une levée des sanctions.

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Une intensification des combats sur le terrain

La situation militaire reste extrêmement tendue. Avant la deuxième journée de pourparlers à Genève, la Russie a lancé un missile et 126 drones sur l'Ukraine dans la nuit. Au cours de la journée du 18 février, plus de 100 combats ont opposé les forces russes et ukrainiennes, principalement dans les régions de Pokrovsk et de Houliaïpole.

L'état-major ukrainien a recensé 102 affrontements au total, avec des concentrations particulièrement importantes dans l'oblast de Zaporijia. Les bombardements russes se sont également intensifiés dans plusieurs zones frontalières, provoquant des pertes civiles et des destructions d'infrastructures.

La controverse des Jeux paralympiques

Une autre polémique majeure a éclaté concernant la participation aux Jeux paralympiques de Milan-Cortina 2026. Le Comité international paralympique a autorisé six athlètes russes et quatre biélorusses à concourir sous leurs drapeaux nationaux, une décision qualifiée d'« horrible » et « injuste » par Volodymyr Zelensky.

En réaction, le gouvernement ukrainien a annoncé un boycott complet des événements officiels des Jeux paralympiques. Le ministre des affaires étrangères Andrii Sybiha a appelé d'autres pays à boycotter la cérémonie d'ouverture, tandis que le commissaire européen à la jeunesse et aux sports a renoncé à y assister.

Le gouvernement italien a exprimé sa « totale opposition » à cette décision, la jugeant incompatible avec les principes du mouvement paralympique. Rome a réitéré son soutien inconditionnel à l'Ukraine et demandé au CIP de reconsidérer sa position.

Recrutements internationaux et tensions diplomatiques

Plusieurs révélations concernent le recrutement de combattants étrangers par la Russie. Un député kényan a affirmé que plus de 1 000 Kényans ont été enrôlés pour combattre aux côtés des forces russes en Ukraine, un chiffre bien supérieur aux estimations précédentes. Ces recrues quitteraient leur pays avec des visas touristiques pour rejoindre l'armée russe via des pays tiers.

Parallèlement, quatre Sud-Africains enrôlés dans les forces russes sont rentrés dans leur pays, plusieurs mois après qu'un groupe de dix-sept hommes ait lancé un appel à l'aide. Ces cas illustrent l'ampleur internationale du recrutement russe, alors que Moscou subit des pertes considérables sur le champ de bataille.

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Développements technologiques et sécuritaires

Sur le plan technologique, le vice-ministre russe de la défense Alexeï Krivoroutchko a affirmé que l'armée russe, privée de Starlink, utilisait cette technologie « principalement pour tromper l'ennemi ». Dans un autre domaine, le gouvernement russe a finalement décidé de ne pas bloquer Telegram pour les soldats combattant en Ukraine, après des protestations au sein même de la Douma.

Le Parlement russe a par ailleurs adopté une loi permettant au FSB (services de renseignement) de couper plus facilement les services de communication sur le territoire national, sans avoir à justifier ses décisions auprès des opérateurs.

Exercices militaires et tensions régionales

Face à la menace russe, l'OTAN a mené un vaste exercice de débarquement sur la côte Baltique, impliquant environ 3 000 soldats de plusieurs pays membres. Le ministre allemand de la défense Boris Pistorius a souligné que la situation sécuritaire s'était « dramatiquement aggravée » dans cette région stratégique.

Ces manœuvres s'inscrivent dans un contexte de tensions croissantes, avec des sabotages, cyberattaques et opérations de déstabilisation attribuées par les Occidentaux à la Russie. L'exercice vise à démontrer la capacité de l'OTAN à déployer rapidement des troupes en cas d'urgence.

Alors que le conflit entre dans sa cinquième année, les déclarations de Volodymyr Zelensky sur le coût humain exorbitant payé par la Russie pour des gains territoriaux minimes soulignent l'impasse dans laquelle se trouve Moscou. Le président ukrainien a réaffirmé la nécessité pour son pays d'obtenir des garanties de sécurité solides, estimant que « personne ne peut assurer » que Vladimir Poutine ne lancera pas une nouvelle offensive contre l'Ukraine.