Une nuit d'intenses combats aériens en mer Noire
Le ministère russe de la Défense a annoncé mardi matin avoir détruit et intercepté 151 drones aériens ukrainiens au cours de la nuit du 17 février. Cette attaque massive visait principalement la région de la mer Noire, avec 38 drones neutralisés au-dessus de la Crimée, 50 au-dessus de la mer Noire et 29 au-dessus de la mer d'Azov.
Une des attaques les plus longues récemment
Mikhaïl Razvojaïev, le gouverneur de Sébastopol, a qualifié cette offensive de « l'une des attaques les plus longues récemment ». Ce port stratégique de Crimée, annexé par la Russie en 2014, a été particulièrement ciblé avec plus de 24 drones abattus dans ses environs. Les autorités locales font état de plusieurs blessés, dont un enfant, suite à ces opérations militaires.
L'armée ukrainienne reprend du terrain de manière significative
Dans un développement parallèle, l'armée ukrainienne a réalisé une contre-offensive remarquable en reprenant 201 km² de territoire à l'armée russe entre mercredi et dimanche dernier. Cette analyse de l'AFP, basée sur les données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), révèle que les forces de Kiev n'avaient pas reconquis autant de terrain en si peu de temps depuis une contre-offensive de juin 2023.
Cette avancée ukrainienne est presque équivalente aux conquêtes russes de l'ensemble du mois de décembre 2023, qui s'élevaient à 244 km². Cette reprise territoriale intervient alors que des observateurs militaires russes signalent des interruptions des antennes Starlink utilisées par Moscou sur le front.
Pourparlers de paix à Genève sous pression
Ces développements militaires surviennent à la veille de nouveaux pourparlers de paix à Genève, en Suisse, prévus pour mercredi et jeudi avec la participation de l'Ukraine, de la Russie et des États-Unis. Donald Trump, l'ancien président américain, a mis la pression sur Kiev en déclarant que « l'Ukraine ferait mieux de venir à la table des discussions, et rapidement ».
Le Kremlin rejette les accusations concernant Navalny
Parallèlement, le Kremlin a rejeté comme « infondées » les accusations de cinq pays européens selon lesquelles l'opposant russe Alexeï Navalny serait mort après avoir été empoisonné en prison par Moscou avec une « toxine rare » il y a deux ans jour pour jour. Cette déclaration intervient alors que le conflit ukrainien entre dans son 1.454e jour depuis l'invasion russe déclenchée dans la nuit du 23 au 24 février 2022.
La situation militaire reste extrêmement tendue avec des développements rapides sur plusieurs fronts, tant sur le terrain qu'au niveau diplomatique, alors que les parties cherchent à positionner leurs forces avant les prochaines négociations internationales.



