Guerre au Moyen-Orient : Trump déclare le conflit 'quasiment' fini, les marchés rassurés
Trump : guerre 'quasiment' finie, marchés rassurés

Dixième jour de guerre : une déclaration présidentielle qui bouleverse les marchés

Alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans sa dixième journée, avec des frappes américaines et israéliennes persistantes en Iran et au Liban suivies de représailles, le président américain Donald Trump a surpris les observateurs en déclarant ce lundi que la guerre était « quasiment » finie. Dans un entretien téléphonique avec une journaliste de la chaîne CBS, il a affirmé que l'Iran n'avait plus de « marine », de « communications » ou de « force aérienne », ajoutant que le conflit était « très en avance » sur le calendrier initial de quatre à cinq semaines.

Impact immédiat sur les marchés financiers

Cette déclaration a eu un effet immédiat et spectaculaire sur les marchés. Les cours du pétrole, qui avaient flambé ces dix derniers jours en raison de la guerre, ont brutalement chuté dans les échanges électroniques après clôture. Simultanément, les Bourses de New York ont connu une forte hausse. Avant cette chute, le prix du pétrole avait dépassé 100 dollars pour la première fois depuis 2022 et avait même brièvement approché les 120 dollars. Le prix du gaz européen a quant à lui bondi d'environ 30% lundi, bien qu'il reste loin des niveaux records de 2022.

La Maison Blanche a tenté de rassurer les marchés en affirmant avoir « une stratégie depuis le début » pour faire face à la hausse des prix du pétrole, qualifiant cette augmentation de phénomène « de court terme » selon une porte-parole.

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Réactions internationales et développements diplomatiques

Sur le front diplomatique, Donald Trump a eu une conversation « franche et constructive » avec son homologue russe Vladimir Poutine, allié de Téhéran, à l'initiative de Washington. Le président russe a plaidé pour un « règlement politique et diplomatique rapide » du conflit iranien et s'est dit prêt à travailler avec les Européens. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, proche du Kremlin, a pour sa part appelé à suspendre toutes les sanctions énergétiques contre la Russie en raison de l'invasion de l'Ukraine.

En France, le ministre des Finances Roland Lescure a réuni ses collègues du G7 en visioconférence pour étudier la situation. Il a déclaré que la France était prête à prendre « toutes les mesures nécessaires », y compris en puisant dans les réserves stratégiques de pétrole, pour stabiliser le marché, tout en précisant que « on n'en est pas encore là ».

Renforcement des missions de sécurité maritime

À la suite du président français qui a évoqué une future mission internationale « défensive » pour rouvrir le détroit d'Ormuz, l'Union européenne a annoncé être prête à renforcer ses missions de protection du trafic maritime. Cette décision a été prise à l'issue d'une réunion en visioconférence avec plusieurs dirigeants du Moyen-Orient.

Nouveau guide suprême iranien et tensions régionales

En Iran, la nomination de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême, succédant à son père Ali Khamenei tué au début de l'offensive, a immédiatement suscité des réactions hostiles. La diplomatie israélienne a déclaré sur X que ses mains étaient « déjà tachées du sang » de son père, le qualifiant de « tyran ». Donald Trump a exprimé son mécontentement face à cette nomination, qui ne laisse pas entrevoir de faiblesse du régime.

Le conflit continue de déborder sur les pays voisins, avec des tirs de drones et de missiles depuis l'Iran. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde l'Iran après l'interception par l'OTAN d'un second missile dans l'espace aérien turc, déclarant que ces actions « mettent en péril l'amitié de la Turquie ».

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Insécurité persistante et bilan humain

L'Iran a prévenu que le détroit d'Ormuz resterait dangereux tant que la guerre durerait, affirmant qu'il était « peu probable que la sécurité puisse être assurée » dans ce contexte. Au Liban, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohamed Raad, a juré de poursuivre le combat contre Israël « quel qu'en soit le prix ». Les frappes israéliennes y ont fait 486 morts et 1 313 blessés depuis leur déclenchement il y a une semaine, selon le ministère de la Santé libanais.

Malgré les déclarations optimistes de Donald Trump, la situation sur le terrain reste extrêmement tendue et volatile, avec des combats qui se poursuivent et des tensions diplomatiques qui s'intensifient dans toute la région.