Donald Trump annonce la fin imminente du conflit au Moyen-Orient
Le président américain Donald Trump a déclaré lundi aux journalistes que la guerre au Moyen-Orient était "quasiment finie", au lendemain de la désignation en Iran de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême de la Révolution islamique. Ce dernier remplace son père, l'ayatollah Ali Khamenei, assassiné au premier jour de la campagne militaire israélo-américaine.
Une succession iranienne qui déçoit Washington
Donald Trump s'est dit "déçu" du choix de Téhéran, qui peut être perçu comme un signal de défi à l'égard des États-Unis. Le président américain a déploré que cette désignation "entraîne plus ou moins les mêmes problèmes" en Iran. Il avait précédemment exprimé sa volonté d'être impliqué dans la sélection du nouveau dirigeant iranien, souhaitant que celui-ci adopte une position conciliante avec Washington et Israël.
Impact immédiat sur les marchés financiers
Les commentaires du président américain concernant la fin imminente de la guerre ont provoqué un relâchement significatif sur les marchés pétroliers et financiers. Cette réaction intervient alors que le prix du baril avait dépassé dimanche le seuil symbolique des 100 dollars pour la première fois depuis 2022, créant des tensions économiques mondiales.
L'Iran affiche son unité et menace d'intensifier les hostilités
L'Iran a manifesté lundi son soutien unanime à Mojtaba Khamenei. La presse officielle a diffusé des images montrant des foules rassemblées dans plusieurs villes pour saluer le nouveau guide suprême, avec des drapeaux iraniens et des portraits d'Ali Khamenei brandis. Parallèlement, l'armée iranienne a annoncé qu'elle allait intensifier ses attaques de missiles, marquant une escalade dans le conflit.
Objectifs contradictoires et déclarations ambiguës
Donald Trump a déclaré lundi vouloir une victoire "totale", sans préciser concrètement ce que ce terme implique. Le président américain a effectué par le passé des commentaires contradictoires sur les objectifs de Washington et les raisons pour lesquelles cette campagne militaire a été lancée. De son côté, Israël affiche clairement son intention d'entraîner la chute du système théocratique iranien et a même promis d'abattre le successeur d'Ali Khamenei avant même sa désignation officielle.
Bilan humain alarmant du conflit
- Les bombardements des États-Unis et d'Israël ont tué au moins 1 332 civils iraniens et blessé des milliers d'autres, selon l'ambassadeur de l'Iran auprès de l'ONU.
- Les autorités libanaises font état de plus de 400 personnes tuées dans les frappes israéliennes.
- Ces attaques ont également déplacé près de 700 000 personnes au Liban.
- En Israël, 11 personnes ont été tuées dans les attaques iraniennes.
Menaces réciproques et escalade verbale
Donald Trump a menacé de frapper l'Iran "beaucoup plus fort" en cas de blocage du pétrole dans le détroit d'Ormuz, déclarant que les États-Unis détruiraient des cibles qui rendraient "virtuellement impossible pour l'Iran de se reconstruire comme nation". En réponse, l'Iran a exclu toute négociation avec les États-Unis, citant l'"expérience amère" des pourparlers passés sur le nucléaire. Les Gardiens de la révolution iranienne ont répliqué qu'il leur appartenait de "déterminer la fin de la guerre" et ont menacé d'empêcher toute exportation de pétrole si les attaques se poursuivent.
Nouvelles évacuations au Liban
L'armée israélienne a émis un nouvel ordre d'évacuation pour les résidents vivant au sud du fleuve Litani, au Liban, signalant une frappe imminente. Cette décision intervient alors qu'Israël bombarde intensivement le Liban depuis plusieurs jours, notamment dans les régions frontalières et en périphérie de Beyrouth, marquant une intensification des hostilités avec le Hezbollah.



