Trump face à l'échéance des 60 jours dans le conflit avec l'Iran
Trump et l'échéance des 60 jours dans le conflit iranien

Cette journée est très importante pour le président des États-Unis dans le conflit engagé contre l'Iran. Vendredi 1er mai, soit soixante jours après le déclenchement des hostilités, Donald Trump est théoriquement tenu d'obtenir l'autorisation du Congrès pour poursuivre l'engagement militaire, une exigence que son gouvernement conteste désormais ouvertement.

Le cadre légal et l'échéance

Le cadre légal repose sur la Constitution américaine, qui confie au Congrès le pouvoir de déclarer la guerre. Une loi adoptée en 1973 autorise toutefois le président à engager des forces armées en cas d'urgence, tout en limitant cette intervention à 60 jours sans validation du pouvoir législatif. Or, si le conflit a débuté le 28 février, la notification officielle au Congrès n'a été transmise que deux jours plus tard, fixant ainsi l'échéance à ce vendredi.

L'interprétation de l'administration Trump

Face à cette date limite, l'exécutif avance une interprétation contestée. « Nous sommes dans un cessez-le-feu actuellement, ce qui signifie – de notre point de vue – que l'horloge des 60 jours est suspendue », a déclaré le ministre de la Défense Pete Hegseth lors d'une audition au Sénat. Une position qui vise à écarter l'obligation immédiate de solliciter un vote du Congrès. « Les hostilités qui ont commencé le samedi 28 février sont terminées », a ajouté à l'AFP un haut responsable de l'administration. « Il n'y a pas eu d'échanges de tirs entre les forces armées américaines et l'Iran depuis le mardi 7 avril ».

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les démocrates rejettent cet argument

Les démocrates rejettent cet argument, soulignant que les opérations militaires n'ont pas totalement cessé. Malgré la trêve, la marine américaine maintient un blocus dans le détroit d'Ormuz, exposant toujours les forces américaines. « Pete Hegseth ne peut pas se contenter de mettre le compte à rebours sur pause quand des troupes américaines sont toujours exposées au danger », a réagi le chef de la minorité au Sénat, Chuck Schumer.

Les démocrates font tout pour gêner Trump

Depuis le début du conflit, l'opposition démocrate a tenté à plusieurs reprises de limiter les pouvoirs militaires du président, sans parvenir à faire adopter de texte contraignant. « Depuis 60 jours, les républicains se sont tourné les pouces », a accusé Chuck Schumer, ajoutant : « Et bien je dis à mes collègues : le temps est écoulé », appelant certains élus républicains à s'opposer à la poursuite de l'engagement militaire.

Quelques voix au sein du camp républicain ont laissé entendre qu'elles pourraient exiger une autorisation formelle du Congrès une fois ce délai dépassé. Toutefois, faute de soutien suffisant, les démocrates apparaissent à ce stade sans levier concret pour contraindre l'exécutif à respecter cette échéance légale.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale