Donald Trump donne un ultimatum de 10 à 15 jours pour un accord avec l'Iran
Trump : 10-15 jours pour décider sur l'Iran, force ou accord

Donald Trump impose un ultimatum à l'Iran dans un contexte de tensions croissantes

Le président américain, Donald Trump, a déclaré, jeudi 19 février 2026, se donner « dix » à « quinze jours » pour décider si un accord avec l'Iran est possible, ou s'il recourt au contraire à la force contre Téhéran. Cette annonce a été faite lors d'un discours à Washington devant le Conseil de la paix, suivi d'un échange avec des journalistes à bord d'Air Force One, alors qu'il se rendait en Géorgie pour un déplacement économique.

Un délai serré pour des négociations fragiles

« Nous devrons peut-être aller plus loin, ou peut-être pas. Nous allons peut-être conclure un accord. Vous le saurez probablement dans les dix prochains jours », a affirmé Donald Trump. Il a ensuite précisé ce délai à « dix, quinze jours » maximum, soulignant l'urgence de la situation. Washington et Téhéran ont renoué le dialogue début février pour la première fois depuis la guerre de douze jours en juin 2025, avec deux sessions de pourparlers visant à régler leur différend. Cependant, les deux pays continuent à échanger des menaces sur fond d'escalade militaire.

Escalade militaire et menaces réciproques

Les États-Unis ont intensifié leur déploiement dans le Golfe, tandis que l'Iran mène des exercices en mer d'Oman avec la Russie. « Il est évident depuis des années qu'il n'est pas facile de conclure un accord pertinent avec l'Iran. Nous devons conclure un accord pertinent sinon de mauvaises choses vont arriver », a déclaré Donald Trump depuis Washington. La veille, les États-Unis avaient déjà averti l'Iran qu'il serait « bien avisé » de conclure un accord. Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a estimé qu'« il existe de nombreuses raisons et arguments en faveur d'une frappe contre l'Iran ».

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Les positions divergentes des parties

Israël, allié des États-Unis, a également lancé une mise en garde sévère. Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a averti : « Si les ayatollahs commettent l'erreur de nous attaquer, ils feront face à une riposte qu'ils ne peuvent même pas imaginer ». Au cœur du différend, le programme nucléaire iranien. L'Iran a défendu jeudi « son droit » à l'enrichissement d'uranium à des fins civiles, selon Mohammad Eslami, chef de l'Organisation de l'énergie atomique de l'Iran. Téhéran veut limiter les pourparlers à son programme nucléaire et exige la levée des sanctions, tandis que Washington insiste pour inclure le programme de missiles balistiques et le soutien aux groupes armés hostiles à Israël.

Préparatifs militaires et appels à la retenue

Donald Trump a multiplié les menaces d'attaques ces dernières semaines, d'abord en réaction à la répression meurtrière de manifestations en Iran, puis pour arracher un accord. Des médias comme CNN et CBS rapportent que l'armée américaine est prête à mener des frappes dès ce week-end, bien que le président n'ait pas encore tranché. The Wall Street Journal évoque même une option visant à « tuer nombre de dirigeants politiques et militaires iraniens ». Washington a dépêché deux porte-avions dans le Golfe et dispose de bases vulnérables dans la région. Face à cette « escalade des tensions sans précédent », la Russie a exhorté à la retenue, et la France a appelé à privilégier la négociation, estimant que la voie diplomatique est la seule capable d'empêcher durablement l'Iran d'accéder à une arme nucléaire.

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Perspectives incertaines pour l'avenir

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, s'est entretenu avec le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Rafael Grossi, pour discuter de la vérification des activités nucléaires. L'Iran avait suspendu sa coopération avec cette instance après la guerre déclenchée par Israël l'an dernier. Le président iranien Massoud Pezeshkian a lancé : « Nous ne voulons pas la guerre, mais s'ils veulent essayer de nous imposer leur volonté, devrions-nous l'accepter ? ». Dans ce contexte, l'ultimatum de Donald Trump ajoute une pression supplémentaire sur des pourparlers déjà tendus, avec un risque accru de conflit militaire si aucun accord n'est trouvé dans les prochains jours.