Tentative d'assassinat d'un général russe : l'auteur présumé arrêté aux Émirats
Tentative d'assassinat d'un général russe : auteur arrêté

Tentative d'assassinat d'un haut responsable militaire russe : l'auteur présumé arrêté aux Émirats

Les services de sécurité russes (FSB) ont annoncé, ce dimanche 8 février, l'arrestation de l'auteur présumé de la tentative d'assassinat du général Vladimir Alekseïev à Moscou. Cet événement survient au 1.445e jour du conflit en Ukraine, marquant une escalade dans les tensions entre les deux nations.

Les détails de l'arrestation et du complot

Le général Vladimir Alekseïev, premier adjoint du chef du renseignement militaire russe Igor Kostioukov, a été visé par plusieurs coups de feu vendredi dernier. Bien que blessé, il a survécu et a été hospitalisé. Selon le FSB, un citoyen russe né en 1960, considéré comme l'auteur direct du crime, a été arrêté à Dubaï, aux Émirats arabes unis, après avoir pris la fuite. Il a été remis aux autorités russes.

Un complice a été arrêté à Moscou, tandis qu'une femme, autre complice, a réussi à fuir vers l'Ukraine. Le FSB, cité par les agences de presse russes, impute cette tentative d'assassinat à l'Ukraine, bien que Kiev n'ait pas réagi officiellement jusqu'à présent.

Contexte et implications politiques

Le général Alekseïev, âgé de 64 ans, est une figure controversée. Il est sanctionné en Occident pour son rôle présumé dans des cyberattaques attribuées à la Russie et est accusé d'avoir organisé l'attaque à l'agent neurotoxique contre le transfuge russe Sergueï Skripal au Royaume-Uni en 2018. Igor Kostioukov, son supérieur, dirige la délégation russe aux pourparlers de paix avec l'Ukraine.

Le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a accusé Kiev de chercher à faire échouer les négociations en cours sur une fin du conflit. Cette tentative d'assassinat s'inscrit dans une série d'attaques contre des figures militaires, des responsables politiques locaux et des soutiens idéologiques du conflit en Russie et dans les territoires ukrainiens contrôlés par Moscou.

Sanctions ukrainiennes contre la production d'armes russes

Parallèlement, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a signé des décrets imposant des sanctions à 66 individus et 62 personnes morales impliqués dans la production de drones et de missiles pour la Russie. Dans un message sur X, il a déclaré : "La production de ces armes serait impossible sans des composants étrangers essentiels, que les Russes continuent d'obtenir en contournant les sanctions." Les cibles sont principalement des citoyens de Russie, de Hongkong, du Kirghizistan et des Émirats arabes unis.

Chiffres clés et tendances récentes

Volodymyr Zelensky a également révélé que la Russie a lancé 3.316 projectiles sur l'Ukraine cette semaine, dont plus de 2.000 drones, 1.200 bombes aériennes guidées et 116 missiles de différents types. Ces attaques intensives illustrent l'ampleur des hostilités.

Sur le terrain, une femme de 62 ans a été tuée lors du bombardement du village de Zhovta Krucha, dans la région de Zaporijia. De plus, les forces russes ont attaqué avec des drones un site de Naftogaz, la plus grande compagnie pétrolière et gazière nationale, situé dans l'oblast de Poltava. Ces incidents soulignent la vulnérabilité des infrastructures civiles et énergétiques en Ukraine.

Cette série d'événements, de l'arrestation d'un suspect aux sanctions économiques et aux attaques militaires, met en lumière la complexité et l'intensité persistante du conflit ukrainien, avec des répercussions tant sur le plan sécuritaire que diplomatique.