Suède intercepte un cargo suspecté de transporter des céréales ukrainiennes volées
La police suédoise a arraisonné vendredi un cargo battant pavillon de complaisance au large de ses côtes méridionales. Le navire, nommé Caffa et mesurant 96 mètres, est soupçonné d'appartenir à la flotte fantôme russe et de transporter des céréales ukrainiennes volées. Il avait quitté Casablanca au Maroc le 24 février et se dirigeait vers Saint-Pétersbourg en Russie.
Un navire sous fausse bannière
Daniel Stenling, chef des opérations des gardes-côtes suédois, a déclaré lors d'une conférence de presse : « Le navire figure sur la liste de sanctions liées à l'Ukraine. Selon nos informations, il a essentiellement été utilisé pour transporter des céréales volées en Ukraine. Nous avons pu établir qu'il navigue sous un faux pavillon, faussement enregistré en Guinée. »
L'ambassade de Russie à Stockholm a confirmé que dix membres d'équipage étaient des citoyens russes. Daniel Stenling a ajouté : « Nos investigations renforcent nos soupçons et notre conviction concernant d'importantes déficiences en matière de sécurité maritime sur ce navire. »
La flotte fantôme russe sous surveillance
La flotte fantôme de Moscou est composée de navires à la propriété opaque, utilisés pour contourner les sanctions occidentales. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiga, a remercié la Suède pour cette action : « L'action collective contre de tels navires est en train de se renforcer. C'est une évolution positive. Les sanctions fonctionnent lorsqu'elles sont strictement appliquées. Ensemble, nous devons stopper les activités de la flotte fantôme de la Russie afin de protéger la sécurité et l'environnement de l'Europe. »
L'Inde maintient ses importations de pétrole russe
Le gouvernement indien a affirmé samedi que « L'Inde n'a jamais dépendu de l'autorisation d'un autre pays pour acheter du pétrole russe ». Dans un texte officiel, il a précisé que l'Inde continue d'importer du pétrole russe même en février 2026, la Russie restant son premier fournisseur de pétrole brut.
Une dérogation américaine temporaire
Le gouvernement américain avait autorisé jeudi, pour un mois, la livraison de pétrole russe sous sanction vers l'Inde. Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor, a expliqué sur X que cette dérogation visait à « permettre au pétrole de continuer à alimenter le marché mondial ». Il a ajouté : « Cette mesure temporaire n'apportera pas d'avantage financier significatif au gouvernement russe, car elle n'autorise que les transactions portant sur du pétrole déjà bloqué en mer. »
L'Inde, fortement dépendante des importations de pétrole et de gaz, a souligné que la guerre au Moyen-Orient pourrait sérieusement peser sur son économie.
Frappe meurtrière à Kharkiv
Une frappe russe nocturne sur un immeuble résidentiel de Kharkiv, deuxième plus grande ville d'Ukraine, a fait au moins dix morts samedi, dont des enfants. Le président Volodymyr Zelensky a indiqué sur les réseaux sociaux que l'immeuble détruit a été frappé par un missile balistique.
La Russie a visé une dizaine de régions ukrainiennes pendant la nuit, avec « 29 missiles, presque tous balistiques, et 480 drones », selon le président ukrainien.
Retour controversé du drapeau russe aux Jeux paralympiques
Pour la première fois depuis Sotchi en 2014, le drapeau russe a été hissé sur le podium des Jeux paralympiques à Cortina, célébrant les deux médailles de bronze remportées par Varvara Voronchikhina et Aleksei Bugaev en ski alpin.
Une fierté retrouvée
Varvara Voronchikhina, double championne du monde en 2022 en Norvège, a déclaré : « Le temps a été long pour nous, de concourir sans drapeau. Je suis très fière, tout comme mon pays et mes coéquipiers. » Comme neuf autres athlètes russes et bélarusses, elle a reçu une invitation du comité international paralympique (IPC), respectant le vote favorable à un retour complet (hymne et drapeau) des deux pays émis en septembre 2025.
Des réactions internationales mitigées
Ce retour a provoqué de nombreux remous sur la scène internationale. Plusieurs comités paralympiques, dont celui de l'Ukraine, ont choisi de ne pas participer à la cérémonie d'ouverture vendredi soir. Le défilé de quelques membres de la délégation russe dans les arènes de Vérone a été accueilli par des huées de certains spectateurs.
Il y a quatre ans, à Pékin, l'invasion russe en Ukraine avait eu lieu quelques jours avant les Jeux paralympiques, et les athlètes russes avaient été exclus à la veille de la cérémonie d'ouverture.
Lors de son discours d'ouverture, le président de l'IPC, Andrew Parsons, a estimé - sans citer de pays - que « dans un monde où certains pays sont davantage connus pour le nom de leurs dirigeants, je préfère les connaître par ceux de leurs athlètes. »



