Six soldats américains tombés au Koweït lors des premiers jours du conflit
Le 1er mars 2026, au deuxième jour de la guerre au Moyen-Orient, six militaires américains engagés dans la réserve de l'armée de terre ont perdu la vie. Contrairement à ce que pourrait suggérer le contexte général du conflit, ces soldats ne se trouvaient pas en Iran, mais dans une base militaire près du port de Shuaiba, au Koweït.
Selon les premières informations communiquées par le département américain de la Défense, ils ont été victimes d'une attaque de drone. Les six cercueils ont été rapatriés aux États-Unis le 7 mars, accueillis par le président Donald Trump à la base aérienne de Dover, dans le Delaware.
Les visages derrière les noms : portraits des victimes
Les six soldats, âgés de 20 à 54 ans, comprenaient une femme et cinq hommes. Le plus jeune, le sergent Declan J. Coady, 20 ans, originaire de l'Iowa, était étudiant en cybersécurité à l'université de Drake et suivait ses cours en ligne depuis le Koweït. Il vivait sa première mission au Moyen-Orient et a reçu son grade de sergent à titre posthume.
Le capitaine Cody A. Khork, 35 ans, de Floride, s'était engagé dans la garde nationale en 2009. Spécialiste des systèmes de lance-roquettes et de détection d'incendies, il avait été déployé en Arabie saoudite en 2018, à Guantanamo en 2021 et en Pologne en 2024. Sa famille le décrit comme un patriote avec "l'âme de la fête".
La sergente-chef Nicole M. Amor, 39 ans, du Minnesota, s'était engagée dans la garde nationale en 2005 avant de rejoindre la réserve de l'armée de terre. Elle était à quelques jours de rentrer auprès de sa famille lorsque les États-Unis ont bombardé l'Iran. Son mari a révélé qu'une semaine avant l'attaque, les soldats avaient été déplacés par crainte d'une attaque sur leur base.
Le sergent-chef Noah L. Tietjens, 42 ans, du Nebraska, avait rejoint la réserve en 2006 comme mécanicien de véhicules. Il s'était déjà rendu deux fois au Koweït en 2009 et 2019. Son frère a confié qu'il lui restait plusieurs mois de mission mais qu'il "voulait juste y arriver, en finir et rentrer".
Le major Jeffrey R. O'Brien, 45 ans, également originaire de l'Iowa, avait rejoint la réserve en 2012. Ce père de famille "aimant" avait déjà connu le Koweït en 2019 et laisse derrière lui une famille en deuil.
L'adjudant-chef Robert M. Marzan, 54 ans, de Californie, était le soldat le plus âgé. Considéré comme "un leader fort qui a vécu par l'exemple" selon sa sœur, il était également membre de la réserve de l'armée américaine.
Hommage national et enquête en cours
Lors de la cérémonie de rapatriement, le président Donald Trump a rendu hommage aux soldats, tandis que le lieutenant-général Robert Harter, chef de la réserve de l'armée de terre, a déclaré : "Leur sacrifice, ainsi que celui de leurs familles, ne sera jamais oublié".
Plus d'une semaine après les faits, une enquête est toujours en cours pour déterminer les causes exactes du décès de ces six militaires. L'attaque de drone au Koweït souligne la vulnérabilité des bases américaines dans la région, même en dehors des zones de combat direct.
Ces pertes humaines rappellent le coût humain du conflit qui s'étend au-delà des frontières de l'Iran, affectant des pays voisins comme le Koweït où sont stationnées des troupes américaines. La mort de ces six réservistes, dont certains étaient proches de la fin de leur mission, ajoute une dimension tragique supplémentaire à ce début de guerre.



