Rotana Al-Raqb se tient devant sa tente dans le camp de réfugiés d'Al-Mawassi, à Gaza, entourée de deux de ses enfants, le 13 février 2026. Cette scène, capturée par le photographe Abdelhaman Rashad pour Le Monde, illustre un retour tant attendu après des mois d'incertitude.
Une arrivée chargée d'émotion
Lorsque Rotana descend du bus et pose les pieds sur le sol de Gaza, le 2 février, elle est accueillie par une foule de caméras. Incapable de contenir son émotion, elle éclate en sanglots et en cris. « Que personne ne quitte Gaza ! Non à l'exil forcé ! », répète-t-elle inlassablement, serrant dans ses bras les membres de sa famille qu'elle n'avait pas vus depuis onze longs mois.
Une image devenue virale
Les journalistes palestiniens présents sur place immortalisent ce moment poignant. L'image fait rapidement le tour des réseaux sociaux, d'autant plus que Israël interdit l'entrée dans l'enclave à la presse étrangère depuis vingt-huit mois. Cette restriction rend les témoignages locaux d'autant plus précieux et partagés.
La réouverture du terminal de Rafah
Rotana Al-Raqb, âgée de 31 ans, fait partie des premiers Gazaouis à avoir été autorisés à rentrer dans la bande de Gaza. Ce retour est rendu possible par la réouverture, le 2 février, du terminal de Rafah, situé à la frontière avec l'Égypte. Ce point de passage, unique accès vers le monde extérieur, était fermé depuis un an et neuf mois, une fermeture imposée par Israël.
Un accord de cessez-le-feu aux conditions strictes
L'ouverture de Rafah était très attendue par la population et devait initialement intervenir dès la première phase de l'accord de cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hamas le 9 octobre. Cependant, l'État hébreu a lié cette échéance à une condition spécifique : la remise de tous les otages israéliens, morts et vivants, retenus par le Hamas dans l'enclave. Cette condition a finalement été remplie le 26 janvier, permettant la réouverture tant espérée.
Les défis persistants
Malgré ce retour symbolique, la situation à Gaza reste précaire. Les familles comme celle de Rotana continuent de vivre dans des conditions difficiles, avec des ressources limitées et un avenir incertain. La réouverture du terminal offre un espoir, mais les défis humanitaires et politiques persistent, rappelant la fragilité de la paix dans la région.



