Premier rapatriement de Français du Moyen-Orient : un vol Air France atterrit à Paris
Premier vol rapatriant des Français du Moyen-Orient à Paris

Un premier vol de rapatriement atterrit à Paris avec des ressortissants français

Dans la nuit de mardi à mercredi, un avion affrété par Air France a atterri à l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, marquant le premier rapatriement organisé par le gouvernement français pour ses ressortissants bloqués au Moyen-Orient. Le vol, en provenance de Mascate au sultanat d'Oman, transportait environ une centaine de passagers, dont de nombreuses familles avec de jeunes enfants, des femmes enceintes et même une colonie de vacances.

La ministre déléguée chargée des Français de l'étranger, Eléonore Caroit, a précisé que la quasi-totalité des passagers se trouvaient initialement à Dubaï avant d'entreprendre un long périple en bus de dix heures pour rejoindre Oman. « L'idée est de multiplier ce type de dispositif pour qu'un nombre le plus grand possible de Français puisse rentrer en sécurité », a-t-elle déclaré aux médias présents à Roissy.

Escalade militaire régionale et nouvelles frappes israéliennes

Alors que ce rapatriement s'organisait, l'armée israélienne a annoncé avoir lancé une nouvelle « large vague de frappes » sur l'Iran, ciblant spécifiquement des sites de lancement, des systèmes de défense aérienne et d'autres infrastructures militaires. Ces attaques font suite à des barrages de missiles iraniens visant Israël dans la nuit de mardi à mercredi, déclenchant des tirs d'interception et faisant tomber des débris à Tel Aviv.

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Au Liban, les frappes israéliennes ont causé des pertes civiles significatives. Le ministère de la santé libanais a rapporté au moins six morts dans les villes d'Aramoun et Saadiyat, au sud de Beyrouth, tandis qu'un média d'État a annoncé cinq morts supplémentaires à Baalbek, dans l'est du pays. L'armée israélienne a par ailleurs appelé à l'évacuation urgente de seize villages du sud du Liban, signalant une intensification des opérations contre le Hezbollah.

Réponses internationales et contrôle stratégique du détroit d'Ormuz

Dans ce contexte d'escalade, les gardiens de la révolution iraniens ont affirmé détenir le « contrôle total » du détroit d'Ormuz, point de passage crucial pour le commerce pétrolier mondial. En réponse, le président américain Donald Trump a évoqué la possibilité que la marine américaine escorte des pétroliers à travers ce détroit « si nécessaire ».

Les États-Unis ont également révélé avoir frappé près de 2 000 cibles depuis le début des hostilités avec l'Iran, avec une intensité presque deux fois supérieure à celle des premières frappes contre l'Irak en 2003. De son côté, la France a annoncé l'envoi de renforts militaires au Moyen-Orient, incluant le porte-avions Charles de Gaulle et des moyens de défense antiaérienne supplémentaires.

Bilan humanitaire et défis logistiques

Le Croissant-Rouge iranien a fait état de 787 personnes tuées à travers l'Iran depuis le début du conflit, avec plus de 1 000 attaques recensées dans 153 villes. Ces chiffres n'ont pas pu être vérifiés indépendamment par l'AFP.

Pour les ressortissants français encore présents dans la région, le gouvernement prévoit d'organiser d'autres vols de rapatriement, tout en alertant sur la volatilité de la situation. « Des espaces aériens qui peuvent ouvrir et refermer, des corridors qui se mettent en place qui peuvent être suspendus », a souligné la ministre Caroit, illustrant les difficultés logistiques auxquelles font face les autorités pour sécuriser le retour des quelque 400 000 Français concernés par ce conflit régional.

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