La ministre de l'Intérieur portugaise quitte ses fonctions après la crise des intempéries
Le président sortant du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, a accepté la démission de la ministre de l'Intérieur, Maria Lucia Amaral, selon un communiqué publié mardi 10 février sur le site de la présidence. Cette décision intervient alors que la ministre était vivement critiquée pour sa gestion de la crise liée aux intempéries meurtrières qui ont frappé le pays ces derniers jours.
Une tempête dévastatrice et des conséquences tragiques
La tempête Kristin, accompagnée de vents violents, a provoqué la mort de cinq personnes fin janvier et causé d'importants dégâts matériels à travers le Portugal. Dans ce contexte, Mme Amaral a estimé ne pas disposer des conditions personnelles et politiques nécessaires pour continuer à exercer ses fonctions, comme le précise le communiqué officiel. Ses responsabilités seront assurées provisoirement par le Premier ministre de droite, Luis Montenegro.
Réactions politiques et accusations de faillite gouvernementale
Le secrétaire général du Parti socialiste, José Luis Carneiro, a réagi en déclarant aux médias que la démission de la ministre de l'Intérieur est la preuve que le gouvernement a failli dans sa réponse à cette situation d'urgence. Cette crise survient alors que la péninsule ibérique est en première ligne du dérèglement climatique en Europe, subissant des vagues de chaleur prolongées et des épisodes de fortes pluies de plus en plus fréquents et intenses.
Contexte électoral et nouvelle présidence
Cette démission s'inscrit dans un paysage politique perturbé par les intempéries lors des deux dernières semaines de campagne électorale. Dimanche, les Portugais ont élu un nouveau président, le socialiste modéré Antonio José Seguro, face à l'extrême droite. Cette élection marque un tournant dans un contexte de tensions climatiques croissantes et de défis de gouvernance.
Les autorités portugaises continuent de gérer les conséquences de la tempête, avec des centaines de milliers de clients encore privés d'électricité, soulignant l'urgence des mesures à prendre face aux catastrophes naturelles.



