Népal : une semaine de travail réduite pour faire face à la crise énergétique
Le gouvernement népalais a pris une décision radicale ce dimanche pour faire face à la hausse mondiale des prix du pétrole et aux difficultés d'approvisionnement en carburant. Le porte-parole du gouvernement, Sasmit Pokharel, a annoncé que l'administration publique et les écoles seront désormais fermées deux jours par semaine, réduisant ainsi la semaine de travail de six à cinq jours.
Une mesure d'urgence pour préserver les réserves de carburant
Cette décision, prise à l'issue d'un Conseil des ministres, vise à préserver les réserves de carburant du pays, menacées par la poursuite de la guerre au Moyen-Orient. « Étant donné la situation inconfortable causée par les difficultés d'approvisionnement en pétrole, l'administration et les écoles seront fermées deux jours par semaine », a déclaré Sasmit Pokharel.
Traditionnellement, les services publics fonctionnent six jours par semaine au Népal. Désormais, la fermeture hebdomadaire du samedi s'étendra également au dimanche, marquant un changement significatif dans le fonctionnement des institutions publiques.
Une dépendance énergétique critique
Si le Népal bénéficie d'une large autonomie en électricité grâce à ses barrages hydroélectriques sur les fleuves himalayens, le pays reste fortement dépendant des importations d'hydrocarbures. Il s'approvisionne principalement auprès de l'Inde, elle-même largement tributaire des pays du Golfe.
Confrontées à la hausse mondiale des prix du pétrole, les autorités de Katmandou ont été contraintes de prendre des mesures drastiques cette semaine :
- Le prix du kérosène a été doublé
- La distribution du gaz utilisé pour la cuisson a été restreinte depuis la mi-mars, avec la vente exclusive de bonbonnes à demi-pleines
Le gouvernement a également exhorté la population à réduire sa consommation de carburant et de gaz, soulignant l'urgence de la situation.
Impact sur les travailleurs migrants et comparaison régionale
La prolongation de la guerre au Moyen-Orient suscite une vive inquiétude parmi les nombreux Népalais expatriés travaillant dans la région touchée par le conflit. Les versements de ces travailleurs migrants représentent plus d'un tiers du produit intérieur brut (PIB) du pays, ce qui rend cette situation particulièrement préoccupante pour l'économie népalaise.
Cette crise énergétique ne touche pas uniquement le Népal. Le Sri Lanka, également dépendant de ses importations en hydrocarbures, a déjà réduit la semaine de travail dans la fonction publique de cinq à quatre jours, illustrant l'ampleur régionale des défis énergétiques actuels.



