Les forces américaines neutralisent un pétrolier vénézuélien dans l'océan Indien
Le Pentagone a annoncé dimanche l'interception d'un nouveau pétrolier ayant tenté de contourner le blocus ordonné par l'ancien président Donald Trump contre les navires sous sanctions à destination ou en provenance du Venezuela. Cette opération militaire, menée dans les eaux internationales de l'océan Indien, démontre la détermination de Washington à faire respecter ses sanctions économiques contre le régime de Caracas.
Le Veronica III traqué depuis les Caraïbes
Le pétrolier Veronica III, battant pavillon panaméen, a été suivi par les forces américaines depuis la région des Caraïbes jusqu'à l'océan Indien. Le ministère américain de la Défense a publié sur le réseau social X un message accompagné d'une vidéo montrant des militaires américains s'engouffrant dans un hélicoptère avant d'investir le navire. « Il a tenté de défier le blocus du président Trump — espérant s'enfuir. Nous l'avons suivi, comblé la distance et neutralisé », a déclaré le Pentagone.
Un chargement équivalent à deux jours de production pétrolière
Selon le site spécialisé TankerTrackers, le Veronica III avait quitté le Venezuela le 3 janvier, le jour même où les forces spéciales américaines ont capturé le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro lors d'un raid spectaculaire. Le navire était chargé d'environ 1,9 million de barils de pétrole, ce qui représente la production du Venezuela sur deux jours. Le Trésor américain précise que ce pétrolier est visé par des sanctions car il est soupçonné de transporter du pétrole iranien depuis au moins 2022.
Une série d'interceptions dans le cadre du blocus
Cette opération intervient moins d'une semaine après l'interception d'un autre pétrolier, l'Aquila II, dans l'océan Indien selon un modus operandi similaire. Le Pentagone a averti : « Les eaux internationales ne sont pas un sanctuaire. Par voie terrestre, aérienne ou maritime, nous vous trouverons et vous traduirons en justice ». Washington a déployé un important dispositif militaire dans les Caraïbes qui a permis :
- De frapper des embarcations liées au trafic de drogue
- D'intercepter près d'une dizaine de pétroliers sous sanctions
- De capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro
Un nombre considérable de navires sous sanctions
Malgré ces succès, les bâtiments saisis ces derniers mois ne représentent qu'une infime fraction du nombre total de navires sous sanctions opérant dans le monde. Lors d'une audition au Congrès américain début février, le contre-amiral David Barata a souligné que ce nombre pourrait s'élever à 800 bateaux. Cette estimation illustre l'ampleur du défi auquel font face les forces américaines dans leur campagne de pression économique contre le Venezuela et ses alliés.



