Négociations de Genève : un nouveau round crucial pour la paix en Ukraine
Ce mardi, à Genève, des délégations russes, ukrainiennes et américaines entament une nouvelle session de pourparlers visant à mettre fin au conflit en Ukraine, après l'échec des précédentes rencontres organisées aux Émirats arabes unis. Sous la pression du président américain Donald Trump, les discussions se concentrent sur un plan de paix américain qui prévoit des garanties de sécurité pour Kiev en échange de concessions territoriales, un point de friction majeur alors que le blocage persiste dans le Donbass.
Les enjeux des pourparlers et les positions des parties
Les négociations buttent particulièrement sur le sort du Donbass, où Moscou exige le retrait des forces ukrainiennes des zones qu'elles contrôlent encore dans la région de Donetsk. Kiev refuse catégoriquement de céder des territoires, malgré l'occupation de 19,5 % du pays par l'armée russe. Donald Trump, à l'origine de ces tractations, a réitéré sa pression pour un dénouement diplomatique, déclarant que "L'Ukraine ferait mieux de venir à la table des discussions, et rapidement".
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a prévenu que "les questions" restant à régler étaient "vastes" et que "personne ne se risquera à prédire" l'issue des discussions. Il a réitéré la volonté de Moscou d'obtenir un accord "durable" incluant le règlement des causes profondes du conflit, comme l'ambition ukrainienne de rejoindre l'Otan.
Les réactions ukrainiennes et les développements militaires
Volodymyr Zelensky a mis en doute la volonté du Kremlin de négocier, soulignant que "seules une pression suffisante sur la Russie et des garanties de sécurité claires pour l'Ukraine permettront de mettre fin à cette guerre de manière réaliste". Il a écarté toute possibilité de concessions territoriales, qualifiant cette idée de "un peu folle". Malgré cela, l'armée ukrainienne a réalisé une contre-offensive significative, reprenant 201 km² à l'armée russe récemment.
La délégation russe à Genève est dirigée par l'historien nationaliste Vladimir Medinski, indiquant un volet politique accru, tandis que l'Ukraine est représentée par Roustem Oumerov. Les alliés européens sont tenus à l'écart, une situation critiquée par Zelensky comme une "grosse erreur".



