Netanyahou ordonne des négociations directes avec le Liban après des frappes meurtrières
Netanyahou ordonne des négociations avec le Liban

Netanyahou lance des pourparlers directs avec le Liban dans un contexte de tensions extrêmes

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a déclaré jeudi 9 avril 2026 avoir ordonné à son cabinet d'engager des négociations directes avec le Liban dans les plus brefs délais. Cette annonce survient au lendemain de vagues de frappes israéliennes au Liban, qui ont causé la mort de plus de 300 personnes et blessé au moins 1 150 autres, selon le ministère libanais de la Santé. Le bilan total de la campagne militaire israélienne depuis le 2 mars s'élève désormais à 1 888 morts.

Les détails de l'initiative israélienne

Netanyahou a précisé que ces négociations porteront principalement sur le désarmement du Hezbollah, le mouvement islamiste allié à l'Iran, et sur l'établissement de relations de paix entre les deux pays. À la suite des demandes répétées du Liban d'ouvrir des négociations directes avec Israël, j'ai donné instruction hier au cabinet d'engager des négociations directes avec le Liban dans les plus brefs délais, a-t-il affirmé, cité par son bureau.

Selon des sources médiatiques locales, l'ambassadeur d'Israël à Washington, Yechiel Leiter, devrait diriger la délégation israélienne, et les discussions se tiendraient sans trêve. Des responsables américains ont indiqué que l'émissaire spécial Steve Witkoff avait pressé Netanyahou de calmer les frappes et d'ouvrir des pourparlers, suite à des échanges téléphoniques avec le président Donald Trump.

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Les réactions libanaises et les conditions préalables

Le Liban a répondu en exigeant un cessez-le-feu avant toute négociation. Un responsable gouvernemental libanais, sous couvert d'anonymat, a déclaré à l'AFP : Le Liban veut un cessez-le-feu avant tout début de négociations. Parallèlement, le Hezbollah a réitéré son refus catégorique de toute discussion directe entre le Liban et Israël.

Ali Fayyad, un député du Hezbollah, a souligné dans un communiqué la nécessité de s'en tenir aux principes nationaux, incluant le retrait israélien et la cessation des hostilités. Il a appelé le gouvernement libanais à poser un cessez-le-feu comme condition préalable à toute démarche.

Contexte sécuritaire et perspectives immédiates

L'armée israélienne a averti jeudi soir que le Hezbollah pourrait étendre ses tirs à d'autres zones d'Israël dans les prochaines heures, au-delà de sa zone habituelle au nord. Elle a également appelé les habitants de plusieurs quartiers du sud de Beyrouth à évacuer, prévoyant de nouvelles frappes contre le Hezbollah.

Netanyahou a salué l'annonce du gouvernement libanais d'interdire les armes des groupes non-étatiques à Beyrouth, une mesure prise après les bombardements meurtriers. Les négociations directes, qui pourraient débuter dès la semaine prochaine selon un haut responsable israélien, représentent un tournant potentiel dans un conflit vieux de décennies, mais elles se heurtent à des divergences profondes sur les conditions de leur tenue.

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