La directrice du FMI s'inquiète pour l'économie mondiale face à la guerre au Moyen-Orient
L'économie mondiale est « de nouveau mise à l'épreuve » par le conflit qui fait rage au Moyen-Orient, a déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Depuis Bangkok, où elle participait à une conférence sur l'Asie en 2050, elle a souligné que « nous vivons dans un monde où les chocs sont plus fréquents et plus inattendus ». La patronne du FMI a ajouté que l'institution prévient ses membres depuis un certain temps que « l'incertitude est désormais la nouvelle norme ».
Israël intensifie ses frappes aériennes sur Beyrouth
Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'armée israélienne a lancé de nouvelles attaques contre le Liban, menant des frappes aériennes pour le quatrième jour consécutif. Ces opérations interviennent après que ses troupes ont progressé dans plusieurs localités frontalières du sud du pays.
Un épais panache de fumée s'est élevé tôt ce jeudi au-dessus de Beyrouth suite à une frappe ciblant le sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement islamiste Hezbollah soutenu par l'Iran. Sur Telegram, l'armée israélienne a affirmé avoir « commencé à frapper l'infrastructure du Hezbollah à Beyrouth ».
Les autorités libanaises ont annoncé trois nouveaux morts dans des frappes israéliennes ayant visé deux voitures sur l'autoroute menant à l'aéroport de Beyrouth. Préalablement, l'armée israélienne avait demandé aux habitants de quitter le quartier, les avertissant qu'elle s'apprêtait à attaquer des cibles qu'elle affirmait être liées au Hezbollah.
Le Hezbollah promet de résister à « l'agression israélo-américaine »
Le Hezbollah fera face à « l'agression israélo-américaine », a affirmé mercredi soir Naïm Qassem, chef de la formation pro-iranienne, dans un discours retransmis par la chaîne de son parti. « Le Hezbollah et sa résistance islamique ripostent à l'agression israélo-américaine, et c'est un droit légitime. Notre choix est d'y faire face jusqu'au sacrifice ultime, et nous ne nous rendrons pas », a-t-il assuré.
Ce discours est le premier de Naïm Qassem depuis le début de l'attaque américano-israélienne contre l'Iran, marquant une escalade verbale dans le conflit.
Contexte régional et international
La guerre se poursuit contre l'Iran et les déclarations des différents camps n'ouvrent pas de chemin vers la désescalade. Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison-Blanche, a martelé mercredi que « le régime terroriste iranien voyou est en train d'être complètement anéanti ». Cependant, le régime de Téhéran est loin d'avoir rendu les armes et poursuit ses tirs vers les pays du Golfe où se trouvent des bases américaines.
Un autre front est ouvert au Liban, où Israël frappe le Hezbollah qui réplique en visant l'État hébreu. L'Iran a lancé une nouvelle salve de missiles contre Israël ce jeudi, tandis que le sud de Beyrouth a été la cible d'une nouvelle frappe aérienne dans la nuit.
Sur le plan politique, le Sénat américain a refusé mercredi de limiter les pouvoirs de Donald Trump dans la guerre contre l'Iran. Une résolution en ce sens a été rejetée grâce au soutien robuste de la majorité républicaine, confortant ainsi le président américain dans sa stratégie.
Par ailleurs, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés estime à 100 000 le nombre de personnes ayant quitté Téhéran dans les deux jours ayant suivi le début des bombardements israélo-américains, illustrant l'impact humanitaire de cette crise.



