Friedrich Merz pessimiste sur la guerre en Ukraine : « Cette guerre ne prendra fin que par l'épuisement »
Merz pessimiste sur la guerre en Ukraine : « Fin par épuisement »

Le chancelier allemand Friedrich Merz exprime un profond pessimisme sur la guerre en Ukraine

Dans des entretiens accordés à la presse allemande, le chancelier allemand Friedrich Merz a fait part de son analyse sombre concernant le conflit en Ukraine. Selon lui, « cette guerre ne prendra fin que lorsque l'un des deux camps sera épuisé, militairement ou économiquement », rejetant ainsi toute perspective de solution négociée rapide.

Des relations avec Moscou « pratiquement impossibles » à normaliser

Le dirigeant allemand a été particulièrement tranchant concernant les relations futures avec la Russie. « Des arguments rationnels et humanitaires ne convaincront pas Poutine », a-t-il déclaré, ajoutant qu'un retour à des relations normales avec Moscou était « pratiquement impossible » dans le contexte actuel.

Friedrich Merz a expliqué que l'objectif des efforts européens devait être « de faire en sorte que l'Etat russe ne puisse plus poursuivre la guerre ni militairement ni économiquement ». Il a également évoqué la nécessité pour le régime russe de maintenir « la machine de guerre » en marche, faute de plan pour gérer le retour de centaines de milliers de soldats.

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Le pessimisme partagé par les services de renseignement européens

Cette analyse rejoint celle des chefs de cinq services de renseignement européens qui, selon l'agence Reuters, sont pessimistes quant aux chances de parvenir cette année à un accord mettant fin à la guerre. Ces responsables estiment que Moscou n'est pas disposé à mettre fin rapidement au conflit et utiliserait les négociations principalement pour obtenir un allégement des sanctions.

Les points de divergence persistent sur des aspects cruciaux :

  • La Russie poursuivrait ses objectifs stratégiques inchangés
  • L'éviction du président ukrainien Volodymyr Zelensky resterait une priorité
  • La transformation de l'Ukraine en État « neutre » servirait de zone tampon

Les déclarations de Volodymyr Zelensky sur les pertes russes

Le président ukrainien a pour sa part fourni des chiffres alarmants concernant les pertes russes. Dans une interview, il a affirmé que les Russes « sacrifient 156 hommes pour s'emparer d'un kilomètre de notre territoire ». Selon ses estimations, la Russie perdrait entre 30 000 et 35 000 soldats par mois, tués ou grièvement blessés.

Volodymyr Zelensky a également exprimé ses craintes concernant une possible nouvelle offensive russe, soulignant que « personne ne peut garantir » que Vladimir Poutine ne lancera pas une nouvelle attaque contre l'Ukraine.

Les développements parallèles du conflit

Plusieurs autres éléments viennent compléter ce tableau général de pessimisme :

  1. Enquête conjointe Moldavie-Ukraine sur les intentions présumées de la Russie d'assassiner des personnalités publiques ukrainiennes
  2. Recrutement international avec plus de 1 000 Kényans enrôlés par la Russie selon un député kényan
  3. Controverse paralympique avec la décision du Comité international paralympique d'autoriser des athlètes russes et biélorusses à participer sous leurs drapeaux
  4. Attaques continues avec 37 drones lancés par la Russie contre l'Ukraine dans une seule nuit

L'ensemble de ces éléments confirme l'analyse de Friedrich Merz d'un conflit qui s'installe dans la durée, où les perspectives de règlement rapide semblent de plus en plus éloignées, et où le retour à une relation normale entre l'Europe et la Russie apparaît comme un objectif lointain, voire inaccessible à moyen terme.

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