Liban : le gouvernement s'engage à poursuivre le désarmement du Hezbollah et des factions palestiniennes
Liban : poursuite du désarmement du Hezbollah et factions palestiniennes

Le gouvernement libanais s'engage dans une nouvelle phase de désarmement

Les autorités libanaises ont réaffirmé leur détermination à poursuivre le désarmement du Hezbollah et des factions palestiniennes, dont le Hamas, lors d'une réunion du cabinet lundi 16 février. Le chef de l'armée, Rodolphe Haykal, a présenté au gouvernement la suite de son plan prévoyant la confiscation progressive de l'arsenal de ces groupes, une approche défendue au nom de la préservation de la paix civile.

Une première phase achevée au sud du Litani

Cette annonce intervient après que l'armée libanaise a mené, pendant un an, des opérations de nettoyage au sud du fleuve Litani, une région s'étendant jusqu'à 30 kilomètres au nord de la frontière avec Israël. Ces opérations, consécutives à la guerre de l'automne 2024 entre le Hezbollah et Israël, ont permis d'éliminer l'essentiel des moyens lourds du mouvement chiite dans cette zone.

La nouvelle cible : la région entre le Litani et l'Awali

L'armée libanaise entend désormais concentrer ses efforts sur un autre périmètre du sud du pays, situé entre le fleuve Litani et le fleuve Awali. Cette zone inclut la région de Nabatieh, considérée comme une place forte du Hezbollah, qui a été la cible de nombreuses frappes israéliennes ces derniers mois.

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Le ministre de l'information, Paul Morcos, a précisé à l'issue de la réunion du cabinet que l'armée prévoyait au moins quatre mois pour accomplir son travail dans cette zone. Il a toutefois averti que ce calendrier serait « prolongeable en fonction des capacités disponibles, des attaques israéliennes et des entraves sur le terrain ».

Des opérations déjà en cours

Selon le chef de l'armée, le délai annoncé tient compte d'opérations déjà entamées. Cela fait probablement référence à la remise d'armes par le Fatah dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn El-Héloué, aux abords de Saïda, ainsi qu'à des interventions de l'armée libanaise sur des sites ayant été bombardés par Israël.

Cette démarche graduelle vise à assurer une transition stable tout en répondant aux impératifs de sécurité nationale et aux pressions internationales. Le gouvernement libanais, représenté par le premier ministre Nawaf Salam et le président Joseph Aoun, maintient ainsi son engagement en faveur d'un processus de désarmement complexe mais jugé essentiel pour la stabilité du pays.

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