Liban : le président Aoun condamne fermement les frappes israéliennes meurtrières
Le village d’Ali El-Nahri, situé dans la plaine de la Bekaa au Liban, a été le théâtre de violents bombardements israéliens le 21 février 2026. Ces attaques ont provoqué une réaction immédiate et ferme du président libanais, Joseph Aoun, qui a vivement condamné ces frappes dans un communiqué officiel publié le samedi 22 février.
Un bilan humain lourd et des accusations réciproques
Les bombardements israéliens de la veille ont causé la mort de douze personnes, selon les informations fournies par le ministère libanais de la santé. Dix victimes ont été recensées dans la plaine orientale de la Bekaa, tandis que deux autres ont péri dans le camp palestinien d’Aïn El-Héloué, situé dans le sud du pays.
L’armée israélienne a justifié ces frappes en affirmant avoir ciblé des centres de commandement du Hezbollah et du Hamas palestinien. De son côté, un responsable du mouvement chiite, cité par l’Agence France-Presse, a confirmé que huit membres du Hezbollah figuraient parmi les victimes de ces attaques.
Une agression flagrante selon le président libanais
Dans son communiqué, le président Joseph Aoun a dénoncé avec véhémence une agression flagrante visant à mettre à mal les efforts diplomatiques du Liban et de pays amis. Ces efforts sont déployés en faveur de la stabilité et de l’arrêt des hostilités israéliennes contre le Liban.
Le chef de l’État libanais a souligné que ces bombardements interviennent malgré l’annonce préalable d’un cessez-le-feu, rendant la situation d’autant plus préoccupante et inacceptable sur le plan international.
Un contexte de tensions persistantes et de désarmement contesté
Les frappes israéliennes au Liban demeurent régulières, en dépit de l’existence d’un cessez-le-feu officiel. L’armée israélienne justifie ces actions en accusant le mouvement pro-iranien Hezbollah de se réarmer et en ciblant également le Hamas.
Selon un bilan établi par l’AFP à partir des données des autorités libanaises, plus de 370 personnes ont été tuées dans des raids israéliens au Liban depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Ce chiffre alarmant illustre l’intensité des hostilités et la fragilité des accords de paix.
Le député du Hezbollah, Rami Abou Hamdane, a réagi en déclarant que son mouvement n’acceptera pas que les autorités se comportent en simples analystes politiques. Il a appelé le gouvernement libanais à suspendre les réunions du comité de surveillance du cessez-le-feu, où siègent les États-Unis, la France, le Liban, Israël et les Nations unies, jusqu’à ce que l’ennemi cesse ses attaques.
Parallèlement, le gouvernement libanais a annoncé que l’armée disposerait d’une période de quatre mois renouvelable pour mettre en œuvre la deuxième phase de son plan de désarmement du Hezbollah. Ce mouvement est sorti très affaibli en novembre 2024 après un an de conflit avec Israël. Cependant, les autorités israéliennes jugent les progrès réalisés dans ce domaine encore insuffisants, alimentant ainsi les tensions et les suspicions mutuelles.



