La Russie a transmis à l’Ukraine une liste de 1 000 prisonniers de guerre qu’elle souhaite récupérer dans le cadre d’un échange dont le principe a été arrêté lors de récents pourparlers directs à Istanbul. Le Kremlin attend désormais une liste équivalente de la part de Kiev, alors que les échanges de prisonniers demeurent le seul point de convergence entre les deux pays depuis le début du conflit.
Un accord de principe lors des discussions à Istanbul
Jeudi, le Kremlin, cité par l’agence Interfax, a indiqué avoir remis à l’Ukraine une liste de 1 000 prisonniers de guerre. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un accord de principe conclu lors des brèves discussions directes entre Moscou et Kiev la semaine dernière en Turquie. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a précisé que la Russie attend de l’Ukraine qu’elle communique sa propre liste de prisonniers.
Ces pourparlers à Istanbul représentent les premiers échanges directs entre les deux pays depuis trois ans. L’échange de prisonniers est la seule issue potentiellement concrète de ces discussions, qui n’ont pour l’instant abouti à aucun autre accord.
Un terrain d’entente rare mais récurrent
Ce n’est pas la première fois que les belligérants s’accordent sur des échanges de prisonniers. En avril dernier, la Russie avait déjà échangé plus de 240 prisonniers de guerre avec l’Ukraine, dont des soldats blessés nécessitant des soins d’urgence. Ces échanges constituent le seul domaine où Moscou et Kiev parviennent à trouver un consensus depuis le début du conflit.
La liste de 1 000 noms remise par la Russie reflète l’ampleur des effectifs concernés. De son côté, Kiev doit désormais répondre en fournissant une liste équivalente, condition nécessaire pour concrétiser l’échange. Les modalités pratiques de cet échange restent à définir, mais l’accord de principe ouvre la voie à une opération humanitaire d’envergure.



