Jacques Paris et Cécile Kohler décrivent l'enfer de leur détention en Iran
Jacques Paris et Cécile Kohler sur leur détention en Iran

Jacques Paris et Cécile Kohler révèlent les horreurs de leur incarcération en Iran

Le couple français Cécile Kohler et Jacques Paris, libéré après plus de trois ans de détention en Iran, a partagé son expérience traumatisante lors d'une interview émouvante sur le plateau du journal télévisé de 20H sur France 2, le lundi 13 avril 2026. Cette intervention tant attendue a permis de mettre en lumière les conditions extrêmes et la déshumanisation subies pendant leur emprisonnement, accusés d'espionnage dans un contexte de tensions internationales.

Un monde parallèle de l'incarcération

Jacques Paris a décrit leur entrée dans ce qu'il appelle "un nouveau monde", spécifique à l'univers carcéral iranien. Il a évoqué les privations sensorielles, notamment l'exposition permanente à la lumière, jour et nuit, qui a provoqué des troubles du sommeil et de l'alimentation. Arrêtés alors qu'ils préparaient leur retour d'un voyage touristique, ils ont été plongés dans un environnement où chaque détail visait à briser leur résistance psychologique.

Le processus de déshumanisation

Cécile Kohler a insisté sur le processus de déshumanisation systématique auquel ils ont été confrontés. Privée de ses vêtements personnels et de son identité, elle a vécu dans des cellules vides, sans matelas, réduite à l'état d'objet. Jacques Paris a dû abandonner ses lunettes, symbole de sa perte d'autonomie. Un bandeau utilisé pour les déplacements hors de la cellule est devenu une extension de soi, au point que Cécile Kohler a ressenti son absence comme un manque lors de son procès.

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Des menaces constantes et la peur au quotidien

Le couple a également révélé les menaces incessantes qui ont jalonné leur détention. "On nous menaçait en permanence de pendaison ou d'être envoyés dans des endroits où nous ne survivrions pas", a-t-il expliqué. Ces intimidations visaient à les maintenir dans un état de terreur, avec la promesse de conditions encore plus dures pour la moindre parole déplacée. Malgré cela, ils ont conservé une lueur d'espoir, convaincus que la France ne les abandonnerait pas.

Le chemin vers la reconstruction

Aujourd'hui libres, Jacques Paris et Cécile Kohler entament une phase de reconstruction après 1 277 jours de ce qu'ils qualifient de détention arbitraire. Leur retour en France marque la fin d'un cauchemar, mais le début d'un long processus de guérison psychologique. Leur témoignage poignant sert à alerter sur les pratiques carcérales en Iran et à soutenir d'autres victimes de situations similaires.

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