Israël intensifie ses frappes contre des groupes palestiniens et libanais au Liban
Depuis le déclenchement de la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah, lundi 2 mars 2026, l'armée israélienne a élargi ses cibles au Liban. Bien que le conflit ait été provoqué par des tirs de roquettes du mouvement chiite pro-iranien, en réponse aux attaques israélo-américaines contre l'Iran, ce sont désormais des groupes sunnites islamistes, proches du Hamas, qui sont pris pour cible.
Des attaques ciblées dans plusieurs régions libanaises
Dans la nuit du 4 au 5 mars, un chef militaire local du Hamas palestinien a été tué dans le camp de réfugiés de Beddawi, près de Tripoli, dans le nord du Liban. Cette frappe intervient après d'autres actions israéliennes récentes. Mardi, le siège de la Jamaa islamiya, la branche libanaise des Frères musulmans dont la direction est proche du Hamas, a été bombardé à Sidon, la principale ville du sud du Liban.
Ces groupes n'ont pourtant pas revendiqué d'implication dans le conflit actuel, ce qui soulève des questions sur la stratégie israélienne. Déjà, dans les premières heures de la guerre, le chef de la branche militaire du Jihad islamique palestinien au Liban avait été tué dans la banlieue sud de Beyrouth.
Une continuité malgré les accords de cessez-le-feu
Ces frappes s'inscrivent dans une tendance plus large. Des membres de ces trois groupes avaient continué d'être visés par l'État hébreu même après l'annonce du cessez-le-feu du 27 novembre 2024, qui avait mis fin à la précédente guerre entre Israël et le Hezbollah. En violation de cette trêve, l'armée israélienne avait poursuivi ses attaques, menant notamment des frappes sur des camps palestiniens.
Au cours d'une infiltration en territoire libanais, en février, elle avait même enlevé un responsable de la Jamaa Islamiya dans le sud du pays. Les autorités israéliennes l'avaient accusé d'« activités terroristes contre l'État d'Israël et ses citoyens sur le front nord », justifiant ainsi cette action.
Cette escalade militaire au Liban, qui touche désormais des acteurs non directement impliqués dans les hostilités initiales, risque d'aggraver les tensions régionales et de compliquer les efforts de paix déjà fragiles.



