Crise Iran-USA : Trump presse Téhéran, l'Iran menace un nouveau front maritime
Iran-USA : Trump presse Téhéran, menace d'un nouveau front

Crise Iran-USA : Trump presse Téhéran, l'Iran menace un nouveau front maritime

Le président américain Donald Trump a mis la pression sur Téhéran jeudi, souhaitant que des discussions sérieuses soient rapidement mises en place, tandis que l'Iran a menacé d'ouvrir un « nouveau front » dans le détroit de Bab el-Mandeb. Trump a exhorté l'Iran à « devenir sérieux très vite avant qu'il ne soit trop tard », alors qu'un média officiel iranien affirme que Téhéran a répondu au plan américain de cessation des hostilités et attend un retour.

Des signaux forts pour un possible accord

L'émissaire américain Steve Witkoff a déclaré voir des « signaux forts » quant à un possible accord, après presque quatre semaines d'une guerre dont les conséquences économiques mondiales se font sentir chaque jour un peu plus. Le président américain a précisé dans la soirée repousser jusqu'au 6 avril « la destruction de centrales électriques » en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient « très bien ».

Depuis le début de la semaine, des initiatives diplomatiques se sont développées pour faire taire les armes. Si Téhéran refuse d'utiliser à ce stade le terme de « discussion », des échanges de messages ont lieu en coulisses. « La réponse de l'Iran au plan en 15 points proposé par les États-Unis a été officiellement transmise (mercredi) à travers des intermédiaires et l'Iran attend un retour de l'autre partie », a déclaré jeudi une source anonyme, citée par l'agence de presse Tasnim.

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Menaces et offres de conciliation

À défaut d'accord, « ça ne va pas être joli », a une fois encore menacé le président américain, qui avait promis la veille « l'enfer » à l'Iran en cas d'échec des discussions. Alternant entre agressivité et offre de conciliation, le chef de l'État a assuré que l'opération militaire était « extrêmement » en avance sur son calendrier initial, décrivant l'offensive débutée le 28 février comme un « petit détour » qui « finirait bientôt ». Prendre le contrôle du pétrole iranien est aussi une « option » à sa disposition, a-t-il fait valoir.

Parmi les points chauds des discussions : le détroit d'Ormuz, bloqué de facto depuis plusieurs semaines. Téhéran a laissé passer « dix navires », a assuré le président américain en Conseil des ministres, jugeant que ce geste montrait que son administration « négociait avec les bonnes personnes » en Iran.

La mort d'un chef militaire et la menace d'un nouveau front

De son côté, Israël a confirmé la mort du chef de la marine des gardiens de la révolution, Alireza Tangsiri, décrit par le ministre israélien de la Défense Israël Katz comme « directement responsable du minage et du blocage du détroit d'Ormuz ». Mais le détroit d'Ormuz pourrait ne pas être le seul point de passage maritime bloqué. Téhéran a menacé d'ouvrir un « nouveau front », après Ormuz, dans le détroit de Bab el-Mandeb, situé à l'extrémité de la mer Rouge, en cas d'invasion terrestre américaine.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, c'est devenu un point de passage essentiel pour relier le port de Yanbu, en Arabie saoudite, seul hub qui permet désormais au pays de dérouter une partie des volumes qui sont bloqués. Sur le terrain, les attaques de missiles et de drones se poursuivent. L'armée israélienne a fait état de « frappes à grande échelle » sur plusieurs zones d'Iran et a poursuivi son intervention contre le Hezbollah pro-iranien au Liban.

Mais Israël a aussi essuyé des attaques. Tôt le matin, les sirènes ont résonné notamment à Jérusalem et Tel-Aviv. Sept vagues de missiles ont été détectées dans la journée, selon les autorités, avec des alertes à Jérusalem et Tel-Aviv entre autres. La situation reste tendue, avec des risques d'escalade persistants dans la région.

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