L'Iran désigne un successeur à Ali Khamenei, Israël promet des représailles
Ce dimanche 8 mars 2026, l'Iran a officiellement annoncé avoir sélectionné un successeur au guide suprême Ali Khamenei, décédé le 28 février lors de l'offensive militaire conjointe des États-Unis et d'Israël. Cependant, les autorités iraniennes ont choisi de garder le nom du nouvel élu secret, alimentant les spéculations dans un contexte de tensions régionales extrêmes.
Un choix entouré de mystère et de menaces
Ahmad Alamolhoda, membre influent de l'Assemblée des experts, l'instance cléricale responsable de cette désignation cruciale, a confirmé l'information via l'agence de presse Mehr. "Le vote pour nommer le guide a eu lieu et le guide a été choisi", a-t-il déclaré, sans fournir davantage de détails.
Parmi les prétendants potentiels circulant depuis une semaine, deux noms émergent :
- Mojtaba Khamenei, le fils d'Ali Khamenei, considéré comme une figure puissante au sein du régime.
- Hassan Khomeini, petit-fils du fondateur de la République islamique, l'ayatollah Rouhollah Khomeini.
Cette nomination intervient alors qu'Israël a déjà averti que le nouveau guide suprême serait traité comme "une cible". De son côté, l'ancien président américain Donald Trump a exprimé son opposition à une possible accession de Mojtaba Khamenei au pouvoir.
Une région en proie à des frappes intensives
La désignation du successeur se déroule dans un climat de violence exacerbée. L'Iran subit des attaques aériennes répétées, de Téhéran à Ispahan. Dans la nuit du 7 au 8 mars, Israël a ciblé des dépôts pétroliers à Téhéran, marquant la première offensive contre des infrastructures énergétiques iraniennes depuis le début du conflit.
À Beyrouth, au Liban, un hôtel du front de mer a été frappé, causant la mort de quatre personnes et blessant dix autres. Ce quartier, habituellement épargné, symbolise l'escalade des hostilités.
Une guerre aux ramifications régionales
Le conflit, initié le 28 février par Israël et les États-Unis, a entraîné des milliers de frappes :
- L'armée israélienne revendique 3 400 attaques en une semaine.
- Washington rapporte environ 3 000 interventions.
En réponse, l'Iran a lancé des missiles et des drones vers Israël et les États du Golfe. Dimanche matin, des sirènes d'alerte ont retenti à travers Israël pour signaler l'approche de projectiles iraniens.
Les représailles iraniennes ont également touché :
- Des réservoirs de carburant à l'aéroport international du Koweït.
- Une usine de dessalement à Bahreïn.
- Le quartier diplomatique de Ryad, en Arabie saoudite, visé par un drone neutralisé selon les autorités saoudiennes.
Cette situation instable place le Moyen-Orient au bord d'une crise majeure, avec des implications potentielles sur la production pétrolière mondiale et la sécurité régionale.



